Tenir ses bonnes résolutions en 2026 sans s’épuiser quand on est maman d’enfant neuroatypique
Janvier 2025.
Comme chaque début d’année, j’ai commencé avec une liste de bonnes résolutions bien alignée, bien motivée, bien pleine de bonnes intentions.
Aller à la salle de sport régulièrement, au moins une fois par semaine. Cette fois, c’était sûr.
Spoiler alert. Je ne l’ai pas tenue.
Les sacs de sport sont restés dans un coin. Les semaines ont filé et la fatigue aussi. Quand on est maman d’un enfant neuroatypique, l’énergie ne se gère pas sur un planning parfait. Elle se négocie au quotidien, entre imprévus, tempêtes émotionnelles et charge mentale invisible.
Et pourtant, je n’ai pas tout lâché.
Un jour, un soir de trop-plein, j’ai enfourché le vélo d’appartement. Pas pour performer, pas pour cocher une case. Juste pour remettre du mouvement là où tout avait tendance à se figer.
Résultat : deux séances par semaine, sans pression, sans culpabilité. Mais avec régularité.
Surtout, j’ai tenu la résolution la plus importante : passer plus de temps avec ma famille et mes amis.
Être vraiment là. Présente, disponible, même quand le reste déborde.
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2025 ne m’a pas appris à être parfaite.
Elle m’a appris une chose essentielle : toutes les résolutions ne se valent pas.
Alors en 2026, je ne veux plus faire “mieux”. Je veux faire juste.
Dans cet article, je vais te montrer comment tenir tes bonnes résolutions en 2026 sans t’épuiser, en respectant ton énergie, ta réalité de maman, et ce qui compte vraiment pour toi.
- 1/ Clarifier ce que tu veux vraiment changer en 2026
- 2/ Formuler une résolution qui te soutient
- 3/ Transformer la résolution en actions concrètes
- 4/ Ancrer la résolution dans le quotidien
- 5/ Ancrer le changement dans la durée
- Conclusion
1/ Clarifier ce que tu veux vraiment changer en 2026
La méthode de l’entonnoir commence par un vrai état des lieux de ta vie.
Avant de parler de résolutions, d’objectifs ou de changement, il est nécessaire de faire une pause et de regarder honnêtement ce qui s’est passé pour toi l’année précédente.
Quand on est maman d’un enfant neuroatypique, on avance souvent en gérant l’urgence, la fatigue et l’adaptation permanente. Dans ce contexte, on prend rarement le temps de s’arrêter pour réfléchir à ce qui nous convient encore… et à ce qui ne nous convient plus.
C’est pour cela qu’on commence volontairement par quelque chose de global.
Un bilan simple de l’année passée, sans jugement et sans culpabilité, pour comprendre ce qui t’a épuisée, ce qui t’a soutenue et ce qui mérite d’être transformé en priorité.
Faire le bilan de l’année passée
Faire le bilan de l’année passée permet de sortir du flou et d’arrêter de prendre des résolutions au hasard.
Quand tout déborde au quotidien, on a tendance à vouloir “faire mieux” sans vraiment savoir ce qui nous a fait du bien… ou du mal. Pourtant, c’est souvent là que se cache la clé.
L’objectif ici n’est pas de passer l’année au crible ni de ruminer ce qui n’a pas fonctionné. Il s’agit plutôt de repérer clairement ce que tu ne veux plus revivre, ce que tu veux absolument préserver, et ce qui t’a empêchée d’avancer malgré tes efforts.
En tant que maman d’enfant neuroatypique, certaines situations ont peut-être été particulièrement lourdes émotionnellement. Des tensions répétées, une fatigue constante, des compromis que tu as acceptés trop longtemps. Mettre des mots dessus permet déjà de relâcher un peu la pression.
Ce bilan sert à poser une base saine pour 2026. Pas pour repartir de zéro, mais pour ajuster ton cap avec plus de lucidité, de douceur et de cohérence avec ta réalité.
Les 3 questions clés pour faire un bilan utile
La première question est souvent la plus inconfortable, mais aussi la plus libératrice.
1/ Qu’est-ce que je ne veux plus revivre cette année, parce que cela m’a trop coûté émotionnellement ou physiquement ?
Une situation qui se répète, une relation qui t’épuise, une habitude qui te vide. Quand on est maman d’un enfant neuroatypique, certaines charges deviennent invisibles… jusqu’à ce qu’elles soient trop lourdes. Les nommer permet déjà de commencer à s’en détacher.

La deuxième question rééquilibre le regard.
2/ Qu’est-ce que je veux absolument garder, parce que cela m’a fait du bien ?
Des moments simples, une routine qui t’a soutenue, une relation ressource. Ce sont souvent ces petites choses, discrètes mais précieuses, qui t’ont permis de tenir quand tout débordait.

La troisième question apporte de la lucidité.
3/ Qu’est-ce qui m’a empêchée de changer ce que je voulais changer ?
Le manque d’énergie, le temps, la peur, des croyances. Ce n’est pas pour te juger, mais pour comprendre ce qui bloque réellement afin de ne pas refaire les mêmes promesses irréalistes.
Ces trois questions posent les bases d’un choix plus conscient.
Elles t’aident à arrêter de vouloir tout changer, et à commencer par ce qui compte vraiment.
Évaluer son niveau de satisfaction par domaine de vie
Une fois le bilan posé, l’étape suivante consiste à mesurer où tu en es vraiment, sans te raconter d’histoires.
Quand on est maman d’un enfant neuroatypique, on a souvent tendance à minimiser ce qu’on ressent. On se dit que “ça pourrait être pire”, qu’il faut tenir, s’adapter encore. Résultat : on avance sans jamais savoir clairement ce qui va bien… et ce qui s’effrite.
Évaluer ton niveau de satisfaction par domaine de vie permet justement de remettre de la clarté. Pas pour viser un idéal, mais pour observer ta réalité actuelle.
Il ne s’agit pas de tout analyser en profondeur. Juste de prendre chaque grand domaine de ta vie et de te demander honnêtement :
Sur une échelle de 0 à 10, à quel point je me sens satisfaite aujourd’hui ?
Certaines réponses vont te surprendre. D’autres vont confirmer ce que ton corps sait déjà depuis longtemps. Là où la note est basse, ce n’est pas un échec. C’est un signal. Un endroit qui mérite plus d’attention, ou peut-être une autre manière de faire.
Cet exercice t’aide à arrêter de disperser ton énergie.
Il prépare la suite : choisir un focus réaliste pour 2026, compatible avec ta charge mentale et ton quotidien de maman.
Les grands domaines de vie à observer
Pour que cet exercice reste simple et utile, je te propose de regrouper ta vie en quatre grands ensembles. L’idée n’est pas d’entrer dans le détail, mais d’avoir une vision claire et lisible de là où tu en es aujourd’hui.
Ta relation à toi-même
Ta santé, ton énergie, ton sommeil, ton rapport à ton corps, ton besoin de souffler, de créer, d’apprendre. Quand on est maman d’un enfant neuroatypique, ce domaine passe souvent en dernier… alors qu’il conditionne tout le reste.
Ta relation aux autres
Ton couple, ta famille, tes amis, ton réseau de soutien. Est-ce que ces relations te nourrissent ou t’épuisent davantage ? Est-ce que tu te sens soutenue ou souvent seule face aux défis du quotidien ?

Ta contribution au monde
Ton travail, tes projets, ton sentiment d’utilité, ton rapport à l’argent. Est-ce que ce que tu fais a du sens pour toi aujourd’hui ? Est-ce que tu te sens alignée ou en décalage permanent ?
Ton quotidien
Ton rythme de vie, ton organisation, ton environnement, ta gestion du temps. Est-ce que ton quotidien te soutient… ou est-ce qu’il te met constamment sous pression?
Pour chacun de ces domaines, note simplement ton niveau de satisfaction. Sans comparer. Sans te juger. Juste pour voir clair.
Ce regard global va naturellement faire émerger un ou deux domaines qui appellent du changement.
Et c’est exactement ce qui nous amène à l’étape suivante : choisir le bon focus pour 2026, sans s’éparpiller.
Si tu veux découvrir les compétences à améliorer pour cette année en tant que maman, lis cet article : Comment être un bon parent pour un enfant atypique : 3 compétences essentielles
Se poser la vraie question : pourquoi ce changement est important pour toi
Beaucoup de résolutions échouent pour une raison simple. Elles manquent de sens.
On se fixe des objectifs parce que “ce serait bien”, parce que “ça se fait”, ou parce que les autres semblent y arriver. Mais quand l’énergie baisse, quand la fatigue revient, ces résolutions-là ne tiennent pas.
En tant que maman d’un enfant neuroatypique, tu ne peux pas te permettre de poursuivre des objectifs qui ne te nourrissent pas vraiment. Ton énergie est trop précieuse pour ça.
C’est pour cela qu’il est essentiel de te poser la question du pourquoi, et pas une seule fois. Plusieurs fois. Jusqu’à toucher quelque chose de plus profond que la simple envie de changement.
Pourquoi ce domaine est important pour toi aujourd’hui ?
Pourquoi ça te pèse autant quand ça ne va pas ?
Pourquoi tu as besoin que ça évolue maintenant, et pas plus tard ?
En creusant ainsi, tu passes d’une résolution “mentale” à une résolution ancrée dans ta réalité émotionnelle. Ce n’est plus un objectif abstrait, mais une réponse concrète à ce que tu vis au quotidien.
Et c’est exactement ce qui fera la différence en 2026.
Une résolution qui a du sens tient mieux qu’une résolution parfaite.
Choisir un focus prioritaire pour 2026
À ce stade, tu pourrais être tentée de vouloir tout changer. Retrouver de l’énergie, mieux t’organiser, apaiser les relations, avancer sur tes projets… tout en même temps. Et c’est souvent là que les résolutions s’effondrent.
Quand on est maman d’un enfant neuroatypique, l’énergie est une ressource précieuse. La disperser, c’est le meilleur moyen de s’épuiser encore plus vite.
L’objectif ici est simple : choisir un focus prioritaire pour 2026. Un seul, ou deux maximum. Celui qui, s’il évolue, aura un impact positif sur le reste de ta vie.
Ce choix peut être inconfortable. Laisser certains domaines en attente donne parfois l’impression de renoncer. En réalité, c’est l’inverse. Tu fais le choix de concentrer ton énergie là où elle sera la plus utile, au lieu de t’éparpiller.
Souvent, le bon focus est celui qui te pèse le plus aujourd’hui. Celui qui te fait dire “si ça allait mieux, tout serait plus simple”. Ce domaine devient alors ta résolution principale, celle autour de laquelle le reste pourra progressivement s’ajuster.
Une fois ce focus choisi, on peut enfin passer à une question essentielle.
Pas “comment faire”, mais pourquoi tu veux vraiment changer cela.
2/ Formuler une résolution qui te soutient
Une résolution, ce n’est pas juste une idée sympa. C’est une phrase que tu vas te répéter toute l’année. Donc si elle est floue, culpabilisante ou irréaliste, elle va te plomber au lieu de te porter.
Quand on est maman d’un enfant neuroatypique, c’est encore plus vrai. Tu ne peux pas te permettre une résolution “militaire” qui te met la pression. Il te faut une résolution qui te soutient quand tu es fatiguée, pas seulement quand tu es motivée.
Une résolution réalisable et durable
Si tu te fixes une marche trop haute, tu vas décrocher dès la première semaine compliquée. Mieux vaut une version simple que tu tiens, plutôt qu’une version parfaite que tu abandonnes
Une formulation positive
Ton cerveau accroche mieux à une direction claire qu’à une interdiction.
Au lieu de “je ne veux plus crier”, tu peux viser “je veux apprendre à redescendre avant d’exploser”.
Au lieu de “je ne veux plus être débordée”, tu peux viser “je veux alléger mes soirées pour respirer”.
Une formulation basée sur les bénéfices concrets
Ta résolution tient mieux quand elle est reliée à ce que tu veux vraiment vivre.
Par exemple : “je veux bouger 3 fois par semaine pour avoir plus d’énergie le soir et être plus patiente”.
Écrire sa résolution pour la rendre réelle
Tant qu’une résolution reste dans ta tête, elle reste floue. Elle se transforme, se justifie, se reporte. Écrire ta résolution permet de la poser clairement et de t’y confronter sans te raconter d’histoires.
Quand on est maman d’un enfant neuroatypique, on a mille choses en tête en permanence. Écrire, c’est sortir la résolution du mental pour lui donner une vraie place. Pas sur un post-it culpabilisant, mais dans un espace où tu peux y revenir régulièrement.
Une résolution écrite devient un repère. Elle te rappelle ton intention quand la fatigue prend le dessus ou quand tu doutes. Elle t’aide aussi à vérifier si ce que tu fais au quotidien est aligné avec ce que tu veux vraiment vivre en 2026.
L’objectif n’est pas de la relire tous les jours. C’est simplement de savoir qu’elle est là, claire, posée, et qu’elle peut guider tes choix sans t’écraser.
Une fois ta résolution écrite, tu peux passer à l’étape suivante sans te perdre.
La transformer en actions simples, réalistes et adaptées à ta vie de maman.
3/ Transformer la résolution en actions concrètes
Identifier les composantes de ta résolution
Avant de transformer ta résolution en plan d’action, tu dois répondre à une question simple : qu’est-ce que ça veut dire, concrètement, dans ta vraie vie ?
Parce qu’une résolution du type “je veux être plus sereine” ou “je veux une relation plus apaisée avec mon enfant” sonne bien… mais reste trop vague pour tenir dans le quotidien, surtout quand tu es maman d’un enfant neuroatypique et que certaines journées ressemblent à une succession de micro-tempêtes.
Identifier les composantes, c’est découper ta résolution en sous-sujets. Comme si tu ouvrais le capot pour voir ce qu’il y a dedans.
Exemple : si ta résolution est “je veux des soirées plus calmes”, les composantes peuvent être :
- la transition après l’école (fatigue, décharge, faim)
- les devoirs ou les consignes (tension, opposition, lenteur)
- les écrans (difficulté à arrêter, conflits)
- la routine du soir (toilette, pyjama, coucher)
- ta propre énergie (ton seuil de tolérance, ta façon de récupérer)
Tu n’es pas en train de tout régler. Tu es en train de comprendre ce qui pèse le plus, et où agir en premier.
Cette étape évite un piège classique : vouloir “tenir sa résolution” sans savoir sur quoi tu dois vraiment agir.
Transformer la résolution en un plan d’actions simples
Une fois les composantes identifiées, il est temps de passer du “je veux” au “je fais”. C’est ici que ta résolution quitte le terrain des intentions pour entrer dans la vraie vie.
L’objectif n’est pas de créer un plan parfait, mais un plan simple et tenable, même les jours où ton énergie est basse. Quand on est maman d’un enfant neuroatypique, un plan trop ambitieux devient vite une source de stress supplémentaire.
Pour chaque composante, choisis une action claire, concrète et réaliste. Une action que tu peux faire sans te poser mille questions. Pas besoin d’en prévoir beaucoup. Une ou deux par composante suffisent largement.
Ces actions doivent être suffisamment petites pour passer même dans les semaines compliquées. Ce sont elles qui créent le mouvement, pas les grandes décisions prises en janvier.
Enfin, donne-leur une place précise. Décide quand tu les mets en œuvre et dans quel contexte. Ce n’est pas pour te rigidifier, mais pour éviter de remettre à plus tard ce qui compte vraiment.
Un plan d’actions simple te soulage plus qu’il ne te charge.
Et c’est exactement ce qui te permettra de tenir en 2026, sans t’épuiser.
Se fixer des deadlines et planifier sans se mettre la pression
Un plan d’actions sans échéance reste souvent une bonne intention de plus. Pas parce que tu manques de volonté, mais parce que ton quotidien prend naturellement le dessus.
Se fixer des deadlines ne sert pas à te contraindre. Cela sert à protéger ta résolution dans un emploi du temps déjà bien rempli. Quand tu es maman d’un enfant neuroatypique, si tu ne décides pas à l’avance quand agir, ce sera toujours repoussé.
Choisis des échéances réalistes. Pas “tous les jours”, pas “tout de suite”, mais des repères clairs et atteignables. Une action par semaine peut déjà faire une vraie différence sur la durée.
Planifier, c’est aussi accepter que tout ne se passera pas comme prévu. Certaines semaines seront plus chaotiques. Et ce n’est pas grave. Une deadline n’est pas un verdict, c’est un point d’appui pour revenir à ton intention quand tu t’en es éloignée.
Moins tu laisses de place au flou, moins tu consommes d’énergie mentale.
Et c’est exactement ce qu’on cherche pour 2026.
4/ Ancrer la résolution dans le quotidien
Objectif : ne plus dépendre de la motivation.
À ce stade, ta résolution est claire et les actions sont définies. Pourtant, c’est souvent ici que tout se joue. Pas parce que tu manques de volonté, mais parce que le quotidien reprend vite le dessus.
Quand on est maman d’un enfant neuroatypique, l’énergie varie énormément d’un jour à l’autre. Certaines journées sont fluides, d’autres beaucoup plus exigeantes émotionnellement. Dans ce contexte, compter sur la motivation est fragile. Ce qui fonctionne vraiment, ce sont les habitudes.
Associer les petites actions à des rituels déjà existants
Une résolution ne tient pas parce qu’on y pense souvent. Elle tient parce qu’elle devient automatique.
Quand on est maman d’un enfant neuroatypique, compter sur la motivation est risqué. Certaines journées sont trop chargées, trop émotionnelles, trop imprévisibles. Ce sont les habitudes qui prennent le relais quand l’énergie baisse.
Pour ancrer une action, il faut l’attacher à quelque chose qui existe déjà dans ton quotidien. Un moment qui revient naturellement, sans réflexion supplémentaire. Cela permet d’éviter d’ajouter une nouvelle charge mentale.
Par exemple, agir toujours après un geste déjà installé, à un moment précis de la journée, ou dans un contexte familier. Plus l’action est intégrée à une routine existante, plus elle devient simple à maintenir.
Tu veux faire 5 minutes d’étirements par jour pour améliorer ta souplesse ?
–>Fais-le tous les matins, après t’être lavé le visage.
Tu veux davantage lire pour améliorer tes connaissances en stratégie digitale ?
–>Lis avant de dormir tous les soirs ou écoute un audio-book dans les embouteillages après le boulot
Tu veux améliorer tes finances personnelles pour acquérir facilement un nouvel ordinateur ?
–>Fais tes comptes tous les jeudis juste avant ta série préférée
Tu veux réduire ta consommation de sucres pour être en meilleure santé ?
–>Remplace ton nutella du matin par de la confiture allégée
Ton environnement aide aussi à cet ancrage. Ce qui est visible, accessible et préparé à l’avance demande moins d’effort. Ce n’est pas de la paresse, c’est de l’intelligence énergétique.
Une action ancrée dans ton quotidien ne dépend plus de ton humeur ni de ta fatigue.
Elle s’inscrit dans ton rythme réel, celui de ta vie de maman.
Et c’est ce qui permet à une résolution de durer au-delà de janvier.
Ici, je te donne des rituels pour solidifier ta relation avec ton enfant : Lien parent-enfant : 7 rituels puissants pour une relation solide

Ancrer les actions dans les habitudes du quotidien
Ce qui crée le changement n’est pas l’intensité, mais la régularité. Une action simple, répétée dans le temps, finit par devenir automatique.
Quand une action est ancrée dans ton quotidien, elle ne dépend plus de ton humeur ni de ton niveau d’énergie. Elle s’inscrit dans ton rythme réel, celui de ta vie de maman, avec ses imprévus et ses contraintes.
Cet ancrage te permet de continuer même les semaines difficiles, sans te juger ni tout remettre en question.
S’entourer d’un environnement favorable à la résolution
On parle souvent de motivation, beaucoup moins d’environnement. Pourtant, ton environnement influence bien plus tes comportements que ta volonté.
Quand tu es maman d’un enfant neuroatypique, ton énergie est déjà très sollicitée. Si ton environnement te pousse en permanence dans le sens inverse de ta résolution, tu vas t’épuiser à lutter.
Un environnement favorable, ce n’est pas tout changer. C’est retirer les obstacles inutiles et faciliter ce qui va dans le bon sens.
Tu veux faire davantage de sport dans ta vie ?
–>Côtoie des sportifs de ton niveau qui prennent du plaisir dans le sport que tu souhaites et qui te tireront vers le haut.
Tu veux améliorer ton alimentation au quotidien ?
–>Supprime de ton champ de vision les paquets de chips qui trainent, les bonbons dans les tiroirs, etc.
Tu veux améliorer ton apparence vestimentaire pour renvoyer une image plus positive de toi, en accord avec ta personnalité ?
–>Imprime et met à hauteur de ta vue quotidienne l’image d’une personne qui t’inspire dans son style vestimentaire
Il peut s’agir de choses très simples.
Un objet à portée de main.
Une organisation différente.
Une personne ressource.
Un choix assumé qui t’évite de te justifier sans cesse.
Adapter ton environnement, c’est arrêter de compter uniquement sur toi.
C’est te donner des conditions plus justes pour tenir ta résolution sans t’user.
Pour en savoir plus sur notre histoire : De l’impuissance à l’optimisme avec OptimismeCool : comment tout a commencé?

5/ Ancrer le changement dans la durée
Objectif : tenir sur l’année, pas sur trois semaines.
Tenir une résolution ne dépend pas de la discipline ou de la force mentale. Ce qui fait la différence sur la durée, c’est la manière dont tu reconnais ce que tu fais déjà.
Quand on est maman d’un enfant neuroatypique, on avance souvent sans s’arrêter. On gère, on ajuste, on anticipe. Et très rarement, on prend le temps de mesurer le chemin parcouru. Résultat : une impression constante de ne jamais en faire assez, même quand on progresse réellement.
Célébrer les petites victoires
Attendre un résultat parfait pour se féliciter est le meilleur moyen de se décourager. Ce sont les petites victoires qui maintiennent l’élan.
Une semaine où tu as tenu ton action.
Un moment où tu as réagi différemment qu’avant.
Une situation qui t’aurait épuisée l’an dernier et que tu traverses aujourd’hui avec plus de calme.
Ces petites avancées comptent. Les reconnaître te permet de voir que le changement est déjà en cours, même s’il n’est pas spectaculaire.
D’ailleurs, célébrer les victoires t’aide à cultiver l’optimisme au quotidien : Comment cultiver l’optimisme dans ton rôle de parent?
S’accorder des récompenses adaptées
Le cerveau a besoin de plaisir pour s’engager dans la durée. Une récompense adaptée renforce l’envie de continuer, sans tomber dans la culpabilité ou l’excès.
Il ne s’agit pas de grandes récompenses exceptionnelles, mais de petits gestes qui te font du bien et marquent une étape. Un moment pour toi. Une pause assumée. Une attention choisie.
Exemples :
- S’accorder un morceau de chocolat le vendredi soir avec son thé préféré
- S’offrir un massage en fin de mois
- S’offrir un beau week-end avec excursion
- S’offrir une séance photo professionnelle avec son amoureux
- Regarder une série après sa séance de sport

Ressentir de la gratitude pour le chemin parcouru
Prendre un temps régulier pour reconnaître ce que tu as déjà fait change profondément ton regard. La gratitude ne sert pas à minimiser ce qui reste difficile, mais à rééquilibrer ton attention.
En te reconnectant à ce que tu as traversé, à ce que tu as tenu, à ce que tu as appris, tu renforces ta confiance. Et cette confiance est essentielle pour continuer à avancer sans t’épuiser.
Ancrer le changement dans la durée, c’est accepter que le chemin compte autant que le résultat.
C’est ce qui permet à une résolution de tenir toute l’année, même quand la vie déborde.
FAQ – Tenir ses bonnes résolutions en 2026 sans s’épuiser
1. Pourquoi est-ce si difficile de tenir ses bonnes résolutions quand on est maman d’un enfant neuroatypique ?
2. Est-ce qu’il vaut mieux une seule résolution plutôt que plusieurs ?
3. Comment savoir si ma résolution est réaliste pour 2026 ?
4. Que faire si je “lâche” ma résolution en cours d’année ?
5. À quoi ressemble une année réussie quand on parle de bonnes résolutions ?
Conclusion
Tenir ses bonnes résolutions en 2026 ne demandera pas plus de volonté.
Ni plus de discipline, ni une meilleure version de toi.
Cela demandera autre chose : de la lucidité, du respect pour ton énergie.
Et le courage de faire des choix simples, mais alignés avec ta réalité de maman d’enfant neuroatypique.
Tu n’as pas échoué parce que tu n’as pas tenu toutes tes résolutions.
Tu as avancé chaque fois que tu as ajusté, simplifié, choisi ce qui comptait vraiment.
Chaque fois que tu as préféré la régularité à la perfection.
Chaque fois que tu as écouté ton corps plutôt que les injonctions extérieures.
En 2026, il ne s’agit pas de “faire mieux”.
Il s’agit de faire juste. Juste pour toi. Juste pour ta famille. Juste pour durer.
Si, dans un an, tu peux te dire que tu t’es respectée un peu plus, que tu t’es épuisée un peu moins, et que tu as avancé sans te renier, alors tu auras tenu la plus importante des résolutions.
Parce qu’au fond, une année réussie n’est pas celle où tu as tout accompli.
C’est celle où tu as appris à avancer sans t’oublier. Et ça, c’est exactement l’esprit OptimismeCool.
Cet article participe à l’évènement “Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions” du blog Devenez meilleur. J’apprécie beaucoup ce blog, et je te recommande vivement cet article sur l’autodiscipline, qui complètera celui-ci.

Je suis aussi persuadée que toi que de rattacher des nouvelles actions avec des actions déjà bien ancré permet plus facilement de l’intégrer à son quotidien. Ils deviennent de véritables déclenchuers de la nouvelle action.
Pour ma part j’ai banni ce terme de « bonnes résolutions » et je n’attend plus la nouvelle année pour continuer à progresser.
Tu as raison, on devrait s’arrêter à « bonne journée » au lieu de « bonnes résolutions » et faire en sorte que chaque journée soit une opportunité de se rapprocher de sa vie idéale.
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