Dyslexie et dysorthographie : comprendre la différence sans culpabiliser
Quand Melyssa était petite, je voyais déjà que quelque chose coinçait. Pas de manière spectaculaire, mais dans les détails du quotidien. Attraper un objet, se repérer dans l’espace, coordonner ses gestes demandait plus d’efforts que pour les autres enfants. Après plusieurs questionnements et beaucoup d’observations, le diagnostic est tombé. Dyspraxie visuo-spatiale.
À ce moment-là, je pensais naïvement que le plus dur était derrière nous. Je me trompais. À l’entrée en CP, les difficultés de lecture sont apparues très vite. Melyssa peinait à décoder les mots, à suivre les lignes, à garder le fil d’un texte. Lire lui demandait une énergie folle et comme si cela ne suffisait pas, l’écriture est rapidement devenue chaotique. Les fautes s’accumulaient, l’orthographe ne se stabilisait pas, malgré tous ses efforts.
Dyslexie et dysorthographie. Un cocktail explosif pour les devoirs scolaires.
Chaque soir, la même scène se rejouait. Fatigue, tensions, découragement, parfois des larmes.
Je voyais bien que Melyssa faisait de son mieux. Mais je ne comprenais pas encore pourquoi lire et écrire semblaient si étroitement liés dans ses difficultés.
Alors j’ai voulu comprendre, pas pour mettre des étiquettes mais pour l’aider vraiment.
C’est là que j’ai découvert à quel point dyslexie et dysorthographie sont profondément liées.
Et surtout, à quel point les confondre peut rendre le quotidien encore plus difficile pour nos enfants.
Quelle est la différence entre dyslexie et dysorthographie ?
La dyslexie concerne principalement la lecture, tandis que la dysorthographie concerne l’écriture et l’orthographe.
- la dyslexie rend le décodage des mots lent et coûteux
- la dysorthographie empêche l’orthographe de se stabiliser
- les deux troubles sont souvent associés
- ils peuvent cependant exister séparément
- chaque enfant présente un profil unique
Comprendre cette différence permet d’adapter les attentes et d’accompagner l’enfant sans pression inutile.
- 1- Comprendre les difficultés de ton enfant au quotidien
- 2/ Dyslexie vs dysorthographie : quelle est la différence ?
- 3/ Pourquoi les difficultés persistent malgré les efforts?
- 4/ Comment savoir si ton enfant est dyslexique ou dysorthographique?
- 5/ Comment aider un enfant dyslexique ou dysorthographique au quotidien?
- Conclusion
1- Comprendre les difficultés de ton enfant au quotidien
Lecture difficile chez l’enfant : quand lire demande trop d’efforts
Avant même de poser un mot comme dyslexie ou dysorthographie, il y a ce que tu vois à la maison.
Des scènes simples, banales en apparence, mais qui se répètent.
Ton enfant lit lentement, souvent mot par mot, comme s’il avançait dans du sable.
Il saute parfois des mots ou des lignes, sans même s’en rendre compte.
Lire à voix haute devient une épreuve qu’il évite dès que possible. Son regard se fige sur la page, puis se détourne rapidement.
Tu remarques aussi la fatigue, une vraie fatigue, pas une excuse.
Après quelques minutes de lecture, son énergie chute et sa concentration s’effondre.
Et l’accès au sens devient de plus en plus difficile.
Lire ne devrait pas demander autant d’efforts.
Et pourtant, pour lui, chaque ligne est un petit combat invisible.
Ecriture instable et fautes persistantes malgré le travail
Côté écriture, tu observes autre chose, tout aussi déroutant.
Les fautes sont nombreuses, parfois incohérentes, souvent imprévisibles. Un même mot peut être écrit différemment dans une seule phrase. Les accords disparaissent, même quand la règle est connue.
La conjugaison semble ne jamais se fixer durablement.
Tu corriges avec patience, tu expliques avec bienveillance.
Et pourtant, le lendemain, tout semble oublié! Ce n’est pas de la provocation et ce n’est pas un manque d’écoute. C’est une difficulté à automatiser, malgré la bonne volonté.
L’écriture lui demande une attention constante.
Penser au sens, à l’orthographe, aux règles, à la présentation, tout en même temps.
Son cerveau doit tout gérer en parallèle, sans pause.
Résultat : il se fatigue vite, il doute vite, il se décourage vite!
Devoirs scolaires et perte de confiance chez l’enfant dys
À force, les devoirs deviennent un moment redouté pour toute la famille.
La tension s’installe avant même d’ouvrir le cahier : ton enfant se crispe, toi aussi, parfois.
Tu entends des phrases qui font mal, même quand elles sont dites sans intention négative.
“Il pourrait faire plus attention.”
“Il connaît la règle pourtant.”
“Il ne se relit pas.”
Petit à petit, ton enfant commence à intégrer une idée dangereuse : celle qu’il n’est pas à la hauteur.
Qu’il fait “moins bien” que les autres, qu’il doit fournir plus d’efforts pour un résultat inférieur. Il évite ce qui le met en difficulté, il anticipe l’échec avant même d’essayer.
Il protège comme il peut son estime de lui-même.
Ce que tu observes n’est ni un manque de travail, ni un problème d’éducation.
Ce n’est pas non plus un manque d’intelligence.
C’est un fonctionnement différent, coûteux, souvent invisible. Et partir de ce vécu réel est indispensable avant de parler de dyslexie ou de dysorthographie. Parce que quand tu comprends ce que ton enfant vit,
ton regard change. Et quand le regard change, la relation commence déjà à s’apaiser.

2/ Dyslexie vs dysorthographie : quelle est la différence ?
Dyslexie : pourquoi la lecture est lente et fatigante
La dyslexie concerne avant tout la lecture.
Plus précisément, la capacité à décoder les mots écrits de manière fluide et automatisée.
Un enfant dyslexique a souvent du mal à reconnaître rapidement les mots. Il doit les décomposer, les analyser, les reconstruire mentalement. Chaque syllabe demande de l’attention, chaque mot mobilise une énergie importante.
Cela explique pourquoi la lecture est lente, hachée, parfois hésitante. Les confusions de sons sont fréquentes. Les inversions de lettres apparaissent régulièrement. Et la compréhension du texte peut devenir difficile, non pas par manque d’intelligence, mais par épuisement.
Quand toute l’énergie est utilisée pour décoder, il n’en reste plus pour comprendre profondément ce qui est lu. C’est aussi pour cette raison que les consignes écrites posent souvent problème.
En mathématiques, en histoire, en sciences. Pas parce que l’enfant ne sait pas réfléchir, mais parce que l’accès à l’information écrite est coûteux.
La dyslexie ne signifie pas que l’enfant ne sait pas lire.
Elle signifie que lire lui demande un effort disproportionné.
Pour en avoir plus, je te recommande cet article : Dyslexie : ce que ton enfant vit vraiment derrière ses difficultés
Dysorthographie : pourquoi l’orthographe ne se stabilise pas
La dysorthographie concerne l’écriture des mots et leur orthographe. Même lorsque la lecture est correcte, l’écriture peut rester instable. Un enfant dysorthographique a du mal à mémoriser l’orthographe des mots. Les règles apprises ne se fixent pas durablement.
Les accords en genre et en nombre sont souvent oubliés.
La conjugaison reste fragile, même après de nombreuses répétitions. Un même mot peut être écrit de plusieurs façons, dans un même texte parfois dans une même phrase.
La relecture ne suffit pas à corriger les erreurs. Non pas par négligence, mais parce que l’erreur n’est pas perçue.
Écrire mobilise alors plusieurs compétences en même temps :
- Penser au sens
- Choisir les mots
- Appliquer les règles
- Gérer la graphie
- Tout cela simultanément
La dysorthographie n’est pas un manque de travail. C’est une difficulté à automatiser l’orthographe, malgré les efforts.
Pour en avoir plus, je te recommande cet article : Dysorthographie : comment aider ton enfant sans le décourager (ni t’épuiser)?
Dyslexie et dysorthographie : des troubles souvent associés
La dyslexie et la dysorthographie sont souvent liées et cela peut troubler les parents. Quand la lecture est difficile, la mémorisation de l’orthographe l’est souvent aussi.
Il devient plus compliqué de fixer visuellement les mots.
La dysorthographie apparaît alors fréquemment chez l’enfant dyslexique. Mais l’inverse n’est pas automatique.
Un enfant peut présenter une dysorthographie sans être dyslexique. Il lit correctement, à un rythme adapté à son âge, il comprend ce qu’il lit. Mais l’écriture reste chaotique et instable.
Il n’existe pas un seul profil type. Chaque enfant a sa combinaison de forces et de fragilités. Chercher à tout faire entrer dans une case unique crée souvent de la confusion. Comprendre la différence permet déjà d’ajuster les attentes et d’éviter les comparaisons injustes.
Parce que nommer les choses avec clarté, ce n’est pas enfermer ton enfant. C’est lui ouvrir un chemin plus juste.
3/ Pourquoi les difficultés persistent malgré les efforts?
Troubles dys et surcharge cognitive chez l’enfant
Quand ton enfant lit ou écrit, son cerveau reste en alerte permanente. Il ne bénéficie pas de l’automatisation que d’autres enfants développent naturellement. Chaque mot doit être analysé consciemment, sans raccourci possible. Chaque phrase demande un effort de concentration soutenu et prolongé. Chaque consigne écrite mobilise une grande partie de ses ressources mentales.
Pendant ce temps, son cerveau gère plusieurs tâches en parallèle. Il doit décoder les lettres, assembler les sons et maintenir son attention. Il tente aussi de comprendre le sens tout en évitant les erreurs. Cette accumulation crée une charge cognitive importante et continue.
Une charge qui ne se voit pas, mais qui épuise rapidement.
Plus l’effort dure, plus la fatigue s’installe progressivement. Et plus la fatigue augmente, plus les erreurs deviennent fréquentes. Ce fonctionnement n’est ni volontaire ni contrôlable.
Il dépend directement de la manière dont son cerveau traite l’écrit.
Pourquoi répéter les exercices ne suffit pas toujours?
Face aux difficultés, beaucoup de parents choisissent naturellement d’insister.
Ils proposent plus d’exercices, plus de répétitions et plus de temps de travail. Je suis tombée dans ce piège! Cette stratégie est compréhensible et souvent pleine de bonnes intentions.
Mais elle atteint rapidement ses limites dans les troubles dys.
Lorsque les compétences ne sont pas automatisées, chaque répétition mobilise toujours autant d’énergie mentale. Ton enfant peut parfaitement connaître une règle théorique.
Il peut même l’expliquer clairement à l’oral et pourtant, il peut échouer à l’appliquer à l’écrit.
Ce décalage crée souvent une incompréhension profonde chez l’adulte et il génère une frustration intense chez l’enfant. Insister sans adapter augmente la surcharge cognitive déjà présente.
Cette surcharge renforce la fatigue et ralentit les apprentissages.
Dans ce contexte, apprendre autrement devient indispensable.
Non pas pour réduire les exigences, mais pour ajuster le chemin.
Troubles des apprentissages et impact sur l’estime de soi
À force de fournir beaucoup d’efforts pour peu de résultats visibles, ton enfant commence à construire une image négative de lui-même. Il ne se dit pas seulement que la tâche est difficile.
Il finit souvent par croire qu’il n’est pas capable de réussir.
Cette perte de confiance influence directement son comportement quotidien. Il évite certaines situations scolaires pour se protéger émotionnellement. Il peut aussi anticiper l’échec avant même de commencer une activité.
Certains enfants se replient progressivement sur eux-mêmes. D’autres expriment leur malaise par de l’agitation ou de l’opposition. Lorsque l’émotion prend trop de place, le cerveau n’est plus disponible pour apprendre sereinement. Comprendre ce mécanisme transforme profondément le regard parental.
Ton enfant ne résiste pas aux apprentissages par choix. Il met en place des stratégies pour se protéger.
Lorsque l’adulte ajuste le cadre au lieu de demander plus d’efforts, l’enfant retrouve peu à peu un espace intérieur plus sécurisant. Et c’est souvent dans cet espace retrouvé que les apprentissages peuvent enfin se stabiliser durablement.
A lire aussi : Oser être soi : développer l’authenticité et l’estime de soi chez les 6-12 Ans

4/ Comment savoir si ton enfant est dyslexique ou dysorthographique?
Difficultés scolaires durables : quand faut-il s’inquiéter
Tous les enfants peuvent rencontrer des difficultés ponctuelles à l’école. Mais certaines difficultés ne disparaissent pas malgré le temps et les efforts. J’ai observé que ma fille travaillait sérieusement. Elle s’appliquait sincèrement pour suivre les consignes et donnait tout ce qu’elle pouvait. Et pourtant, les progrès restaient instables ou très fragiles.
Les mêmes erreurs reviennent régulièrement, même après plusieurs explications.
Les acquis semblent s’effacer rapidement, comme s’ils ne s’ancrèrent jamais.
L’écart avec les autres enfants de la classe devient plus visible avec le temps. Ce qui doit alerter, ce n’est pas une difficulté isolée ou passagère. C’est la persistance des obstacles malgré un accompagnement adapté en classe.
Lorsque les aides classiques ne suffisent plus à apaiser la situation, il devient légitime de chercher à comprendre plus finement, et de s’approcher des professionnels. Non pas pour poser une étiquette définitive. Mais pour identifier ce qui freine réellement les apprentissages.
Tu verras ici une interview de l’orthophoniste de ma fille, Mélina Janssen, qui explique son métier et les progrès possibles avec un accompagnement adapté.
Signaux émotionnels liés à la dyslexie et à la dysorthographie
Les troubles dys ne s’expriment pas uniquement dans les résultats scolaires. Ils s’expriment aussi dans le comportement et dans les réactions émotionnelles. Ton enfant peut se décourager très vite face aux tâches écrites. Il peut repousser le moment de commencer, ou éviter certaines activités.
Il peut également se mettre en colère ou se fermer sans raison apparente.
Parfois, il devient très discret et cherche à passer inaperçu. Parfois, il compense ses difficultés par de l’agitation ou de l’opposition. Ces réactions ne sont pas des caprices ni des provocations volontaires.
Elles sont souvent des réponses à une situation vécue comme trop exigeante. Quand l’effort demandé dépasse ses ressources disponibles, le stress et les émotions prennent naturellement le dessus.
Observer ces signaux permet de mieux comprendre ce que vit ton enfant.
Et surtout, de ne pas réduire ses difficultés à un manque de volonté.
Pour ma part, j’ai testé une stratégie assez originale pour ma fille, pour lire tout en rabaissant la pression scolaire : Dyslexie et lecture : comment le karaoké peut devenir un outil d’apprentissage ludique?
Diagnostic des troubles dys : un outil pour mieux accompagner
Faire évaluer son enfant peut susciter beaucoup d’inquiétudes chez les parents. La peur de figer son enfant dans une catégorie est très fréquente. Pourtant, le diagnostic n’a pas pour objectif d’enfermer ou de limiter. Il sert avant tout à mieux comprendre le fonctionnement spécifique de l’enfant.
Un bilan permet de mettre des mots sur des difficultés invisibles. Il aide à identifier les points de fragilité, mais aussi les points d’appui. Il ouvre l’accès à des aménagements scolaires et à des aides adaptées.
Surtout, il modifie souvent profondément le regard porté sur l’enfant. Celui des enseignants, mais aussi celui des parents. Comprendre ce qui se joue change la posture éducative. Cela permet d’ajuster les attentes et de réduire les tensions inutiles.
Le diagnostic n’est donc pas une fin en soi. C’est un outil pour mieux accompagner, avec plus de justesse et de sérénité. Tu seras certainement rassuré par cet article : Diagnostic et enfant neuroatypique : ne laisse pas l’attente freiner ses progrès!
5/ Comment aider un enfant dyslexique ou dysorthographique au quotidien?
1 – Alléger la charge pour rendre les apprentissages accessibles
Quand un enfant présente une dyslexie ou une dysorthographie, le problème n’est pas le manque de capacités, mais l’excès de charge. Alléger ne signifie pas renoncer aux apprentissages.
Cela signifie réduire ce qui surcharge inutilement son cerveau.
Des textes plus aérés facilitent l’entrée dans la lecture. Des consignes simplifiées permettent de mieux comprendre les attentes. Des supports visuels peuvent remplacer une longue explication écrite.
Dans cet article je te partage ici une astuce puissante pour alléger la lecture pour ma fille.
À la maison comme à l’école, chaque adaptation compte. Moins de fatigue permet plus de disponibilité mentale. Plus de disponibilité permet de vrais progrès. L’objectif n’est pas d’en faire moins, c’est de rendre l’effort soutenable sur la durée.
2 – Dissocier lecture, écriture et compréhension à l’école
Un point essentiel est souvent mal compris par les adultes.
Lire, écrire et comprendre ne sont pas une seule et même compétence.
Un enfant peut avoir des idées riches et pertinentes. Il peut comprendre un texte à l’oral.
Et pourtant échouer à l’écrit à cause de l’orthographe ou du décodage. Mélanger toutes les exigences pénalise injustement l’enfant. Il se retrouve sanctionné sur la forme plutôt que sur le fond.
Dissocier les compétences permet de restaurer la justice pédagogique. Évaluer la compréhension sans pénaliser l’orthographe. Autoriser l’oral pour montrer ce qui est compris. Quand l’enfant se sent reconnu pour ce qu’il sait, sa motivation revient progressivement. Et l’envie d’apprendre retrouve une place possible.
3 – Préserver l’estime de soi pour favoriser les progrès
Aucun apprentissage durable ne peut se construire dans l’insécurité émotionnelle.
La confiance est un levier aussi important que les outils pédagogiques. Un enfant qui se sent en échec permanent finit par se fermer. S’il se sent compris, il ose davantage essayer.
Ce que je te recommande :
- Valoriser les efforts plutôt que le résultat est fondamental.
- Rappeler que la difficulté n’est pas une faute apaise énormément.
À la maison, le climat émotionnel compte autant que les méthodes. Des devoirs plus courts, mais plus sereins, sont souvent plus efficaces. Un parent rassurant devient un véritable soutien intérieur.
Je te donne des stratégies pour des devoirs plus sereins ici.
Quand l’estime de soi est préservée, l’enfant peut mobiliser davantage ses ressources.
Et les apprentissages trouvent enfin un terrain plus stable.

FAQ – Dyslexie et dysorthographie : les réponses aux questions des parents
1. Quelle est la différence entre dyslexie et dysorthographie ?
2. Un enfant dyslexique est-il forcément dysorthographique ?
3. Peut-on être dysorthographique sans être dyslexique ?
4. Comment savoir si les difficultés de mon enfant relèvent d’un trouble dys ?
5. Comment aider un enfant dyslexique ou dysorthographique au quotidien ?
Conclusion
Aujourd’hui, Melyssa est toujours en difficulté, et je ne cherche plus à le masquer.
Lire reste lent et parfois fatigant. Écrire juste lui demande encore beaucoup d’efforts et de concentration.
Les troubles sont là, ils font partie de son fonctionnement. Mais ce que je vois, maintenant, va bien au-delà de ces difficultés.
Je vois une enfant qui prend de plus en plus de plaisir à lire, à sa manière.
Je vois une adolescente qui choisit ses supports, ses histoires, ses univers.
Et ces univers, ce sont les mangas.
Pendant longtemps, j’ai cru que la lecture devait ressembler à ce que l’école attendait.
Des textes longs, peu illustrés, normés, souvent éloignés de ses centres d’intérêt.
Je pensais que c’était la seule voie possible pour progresser.
Puis j’ai compris que le plaisir était la véritable clé. Quand Melyssa lit des mangas, elle ne lit plus sous contrainte. Elle lit par curiosité, par envie, par attachement aux personnages.
Elle persévère parce qu’elle veut comprendre la suite de l’histoire.
Les difficultés n’ont pas disparu, mais elles ne prennent plus toute la place.
Elles n’écrasent plus son envie d’apprendre, elles ne définissent plus qui elle est.
Et c’est là que tout change. Un enfant qui prend plaisir à apprendre, même autrement, construit quelque chose de solide. De la confiance, de la persévérance et une relation plus apaisée avec les apprentissages.
Parfois, aider son enfant, ce n’est pas corriger ses faiblesses. C’est nourrir ce qui lui donne envie d’avancer.
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