Milena Surreau : comment elle a réussi à concilier autisme et sport de haut niveau?
Les Jeux Olympiques et Paralympiques sont toujours l’occasion de découvrir des histoires hors du commun. Des récits de résilience, de combativité et d’espoir, qui dépassent le simple cadre du sport. Chaque athlète porte en lui un parcours singulier, souvent marqué par des obstacles transformés en victoires.
Prenons Noah Lyles, sprinteur américain et multiple champion du monde. Derrière ses médailles, il y a un enfant diagnostiqué TDAH, un jeune homme qui a traversé la dépression, et qui aujourd’hui parle ouvertement de sa santé mentale. Son parcours est inspirant parce qu’il prouve que l’on peut être fragile et fort à la fois.
Certaines histoires méritent un focus particulier. Celle de Milena Surreau en fait partie. Para-badmintonienne française, autiste, atteinte d’une maladie neurologique et paludière dans la vie quotidienne, elle a su transformer ses différences en tremplin.
Diagnostiquée tardivement, elle a appris à apprivoiser ses particularités, à s’entourer et à inventer ses propres stratégies pour avancer. Sa présence aux Jeux Paralympiques de Paris 2024 n’est pas seulement une performance sportive : c’est une leçon de vie.
Et pour nous, parents d’enfants neuroatypiques, son histoire résonne avec une intensité particulière. Parce qu’elle incarne ce que nous espérons pour nos enfants : qu’ils puissent tracer leur chemin, malgré et grâce à leurs différences.
- Milena Surreau : comprendre l’autisme à travers son parcours
- Vivre avec l’autisme au quotidien : entre contraintes et trouvailles
- Autisme et sport de haut niveau : un double défi
- Les Jeux Paralympiques : un rêve et une révélation
- 5 leçons à retenir du parcours de Milena Surreau pour les parents d’enfants neuroatypiques
- Conclusion
Milena Surreau : comprendre l’autisme à travers son parcours
Quand on regarde Milena Surreau sur un terrain de badminton, on voit une athlète concentrée, solide, prête à défier les meilleures du monde. Mais derrière ce calme apparent, il y a une histoire qui résonne avec celle de beaucoup de nos enfants. Parce que Milena est autiste, et qu’avant de mettre un mot sur sa différence, elle a longtemps cru qu’elle était « trop » : trop émotive, trop sensible, trop en décalage.
Autisme : un diagnostic tardif qui change sa vie
Comme beaucoup de jeunes femmes autistes, Milena n’a pas été diagnostiquée dans l’enfance. Les signaux étaient là — hypersensibilité au bruit, émotions intenses, moments de blocage — mais personne ne les reliait.
Elle raconte qu’elle masquait beaucoup : sourire quand ça n’allait pas, cacher ses angoisses, se forcer à rentrer dans le moule. Ce camouflage avait un prix : l’épuisement, le surmenage, le sentiment de “jouer un rôle” en permanence.
À 18 ans, enfin, le diagnostic tombe. Et là, tout change.
Elle n’était plus “celle qui fait tout de travers”, mais une jeune femme qui comprenait enfin ses besoins et ses limites. Elle reconnaît aussi que, sans ce diagnostic, elle aurait continué à s’épuiser et à s’abîmer — jusqu’à frôler le burn-out et les idées noires, une réalité fréquente chez les adolescents autistes qui compensent sans cesse.
« Quand on n’a pas de réponse, on masque, on se force, on s’épuise. Maintenant, je connais mes limites, je sais ce dont j’ai besoin. Et ça me rend bien plus sereine sur le terrain. » (source : France Télévisions)
Pour mieux comprendre l’autisme : Autisme : 10 mythes coriaces qui empêchent de comprendre nos enfants
Les défis invisibles
Milena explique qu’avant un match, elle peut être submergée par le bruit et la foule. Là où d’autres se nourrissent de l’ambiance, elle a besoin de silence absolu pour ne pas perdre pied.
Ce décalage, nos enfants le vivent aussi : dans une classe trop bruyante, au supermarché un samedi, ou même à la maison quand tout s’accélère. Ces handicaps invisibles sont difficiles à comprendre pour l’entourage, mais ils pèsent lourd dans leur quotidien.
Il y a souvent plusieurs blocages invisibles pour les enfants neuroatypiques, découvre-les ici : 10 blocages invisibles qui freinent ton enfant neuroatypique : comment les lever en douceur?
L’autisme non reconnu aux Jeux Paralympiques
Un fait marquant : pour le mouvement paralympique, l’autisme n’existe pas (article de Ablock).
Si Milena a pu concourir à Paris en 2024, c’est grâce à sa maladie neurologique, pas à son autisme.
Comme si ses difficultés invisibles ne comptaient pas. Ce constat fait écho à ce que vivent beaucoup de familles : l’absence de reconnaissance officielle, que ce soit à l’école, dans les démarches administratives ou dans les dispositifs d’aide.
Et pourtant, ce sont souvent ces différences invisibles qui impactent le plus la vie de nos enfants.
Vivre avec l’autisme au quotidien : entre contraintes et trouvailles
L’autisme, pour Milena, ce n’est pas un détail secondaire.
C’est une présence constante qui influence sa manière de vivre, d’interagir et de pratiquer son sport. Derrière ses victoires, il y a tout un travail invisible pour apprivoiser ce quotidien, avec ses limites et ses stratégies.
Autisme et hypersensibilités sensorielles : les déclencheurs
Un bruit de trop, une lumière agressive, une foule qui s’agite… et tout peut basculer. Milena raconte que, dans une salle pleine de spectateurs, son corps se crispe et son esprit sature. Là où d’autres s’exaltent, elle lutte pour rester debout.
Nos enfants connaissent ces mêmes tempêtes : se boucher les oreilles au supermarché, refuser un pull qui gratte, s’effondrer lors d’un dîner de famille trop bruyant. Ce ne sont pas des caprices. Ce sont des surcharges sensorielles qui les submergent.
Pour mieux comprendre l’hypersensibilité : Hypersensibilité chez l’enfant : comment les recherches d’Elaine Aron aident à mieux l’accompagner?
Les stratégies de Milena Surreau pour apprivoiser l’autisme au quotidien
Pour avancer, Milena a appris à construire ses propres rituels. Avant une compétition, elle s’isole, coupe les sons, recherche le silence absolu. Elle s’autorise aussi à sortir d’une salle pour reprendre son souffle. Ces pauses, loin d’être une faiblesse, sont devenues une condition de survie.
Pour nos enfants, ces “sas de décompression” prennent d’autres formes : un coin calme à l’école, un casque anti-bruit dans le bus, un rituel sécurisant avant de dormir.
Les reconnaître et les respecter, c’est leur donner le droit de souffler sans culpabilité.

Eugène, le chien d’assistance qui aide Milena Surreau face à l’autisme
Mais ce qui change tout dans la vie de Milena, c’est Eugène, son chien d’assistance.
Formé d’abord pour son autisme, puis pour sa maladie neurologique, il est devenu son allié du quotidien. Eugène détecte les signes d’une crise avant même qu’elle ne les sente. Il la couvre, exerce une pression apaisante, l’empêche de s’automutiler quand la surcharge est trop forte.
Pour nous, parents, c’est un rappel essentiel : chaque enfant a besoin de son “Eugène”.
Pas forcément un chien, mais un outil, une ressource, une personne qui lui apporte réconfort et sécurité. Ça peut être un fidget dans une poche, une couverture lestée, ou simplement un espace où il peut se retirer sans se sentir jugé.
Dans le quotidien de Milena, comme dans celui de nos enfants, l’autisme n’est pas un frein absolu mais une réalité à apprivoiser. Avec les bons outils, les bonnes stratégies et des soutiens adaptés, la tempête peut devenir navigable.
« Eugène est mon chien d’assistance, il a d’abord été formé pour mon autisme, et quand ma maladie neuro est apparue / a évolué, il a été formé. » (source : Facebook officiel de Milena Surreau)

Autisme et sport de haut niveau : un double défi
Pour Milena, entrer dans le haut niveau n’a jamais été simple. Chaque entraînement, chaque compétition, chaque déplacement vient avec un coût invisible : celui de l’autisme. Derrière l’image d’une athlète solide se cache une gestion quotidienne d’une fatigue décuplée, de crises imprévisibles et d’une pression constante.
Quand l’autisme pèse plus que le handicap moteur
Milena le dit sans détour :
« Dans ma carrière sportive, je pense que mon autisme me pénalise plus que mon handicap physique. »
Là où sa maladie neurologique limite ses jambes, l’autisme touche son mental, sa résistance émotionnelle, sa capacité à gérer les imprévus. Et dans le sport de haut niveau, où tout est imprévisible, c’est un poids énorme.
Une fatigue invisible liée à l’autisme
Voyager, dormir dans des lieux inconnus, s’adapter à des salles bondées et bruyantes : tout cela pompe une énergie bien plus grande chez Milena que chez ses coéquipières.
Elle raconte qu’à certains moments, cette charge l’a poussée au bord de l’abandon. Pour elle, l’autisme rend chaque compétition deux fois plus coûteuse.
Nos enfants connaissent aussi ce coût invisible : tenir une journée d’école, faire semblant d’aller bien, sourire aux camarades alors qu’ils sont épuisés. Le soir, ils craquent, et on se demande pourquoi.
La réponse est là : ils ont dépensé une énergie démesurée pour paraître “comme les autres”.
A lire également sur la fatigue : TDAH et fatigue : comprendre pourquoi ton enfant est épuisé et comment l’aider
Comment Milena apprend à composer avec l’autisme dans le sport?
Et pourtant, Milena n’a pas abandonné.
Elle a appris à s’équiper : rituels précis avant chaque match, pauses sensorielles, chien d’assistance, et surtout une acceptation progressive de ses limites. Elle ne cherche plus à tout contrôler ni à masquer ses différences. Elle avance en reconnaissant qu’elles font partie de son chemin.
C’est une leçon directe pour nous, parents : nos enfants n’ont pas besoin qu’on leur demande d’être parfaits. Ils ont besoin qu’on les aide à trouver leurs propres outils pour rester debout, même quand le monde va trop vite.

Les Jeux Paralympiques : un rêve et une révélation
Pour Milena, participer aux Jeux Paralympiques de Paris 2024, c’était bien plus qu’une compétition.
C’était l’accomplissement d’un rêve de petite fille qui s’imaginait déjà chanter la Marseillaise sur un podium. Mais c’était aussi un baptême du feu, avec son lot d’émotions intenses, de pressions et de surprises.
Une ambiance inoubliable
Habituellement, le para-badminton se joue devant des gradins clairsemés, parfois une poignée d’élèves en sortie scolaire. Mais à Paris, Milena découvre une salle pleine, 8 000 spectateurs qui scandent son nom, qui chantent l’hymne national. Elle résume d’une phrase simple :
« La salle était pleine, à guichets fermés, les gens scandaient nos noms, chantaient la Marseillaise… C’était magique. »
Pour elle, comme pour beaucoup d’athlètes, cette reconnaissance rare a été une source d’énergie incroyable.
Une qualification paralympique au prix fort
Cette expérience a aussi eu un coût. Sa saison 2023 a été une course effrénée, sans routines établies, avec une fatigue décuplée par l’autisme et la maladie neurologique.
Elle l’avoue : il y a eu des moments où elle a failli tout abandonner tant la charge mentale et physique était énorme. Mais Milena a tenu, s’est accrochée et a prouvé qu’elle pouvait exister au plus haut niveau.
Autisme et Jeux Paralympiques : au-delà des résultats
Elle termine 7e de sa catégorie, sans médaille autour du cou. Mais pour elle, ce n’était pas l’essentiel.
Ce qu’elle a gagné à Paris, c’est une confirmation : l’autisme n’est pas un frein définitif.
Avec du travail, du soutien et beaucoup de courage, on peut aller là où on n’imaginait pas mettre les pieds. Ses Jeux Paralympiques deviennent un message pour tous nos enfants : l’important n’est pas seulement le classement, mais le fait d’oser entrer sur le terrain et de montrer qui l’on est.
5 leçons à retenir du parcours de Milena Surreau pour les parents d’enfants neuroatypiques
L’histoire de Milena Surreau est bien plus qu’un récit sportif.
C’est une boussole pour nous, parents d’enfants atypiques. Elle nous rappelle que derrière chaque différence se cache une force, et que le chemin devient plus clair quand on apprend à regarder autrement.
Autisme : pourquoi nommer, c’est déjà libérer
Pendant des années, Milena a masqué ses difficultés, sans savoir pourquoi elle réagissait différemment. Le diagnostic d’autisme, posé à 18 ans, a changé sa vie.
Il lui a permis de transformer la culpabilité en compréhension, et d’ouvrir la voie à des solutions adaptées. Pour nos enfants aussi, mettre un mot sur leur différence n’est pas une fin : c’est un début, une clé pour se sentir enfin compris.
Derrière le masque, l’épuisement
Avant son diagnostic, Milena se forçait à rentrer dans le moule. Sourire, cacher ses angoisses, faire semblant que tout allait bien.
Mais ce camouflage avait un prix : l’épuisement, le surmenage, parfois même le découragement. Nos enfants vivent souvent la même chose. Reconnaître cette fatigue invisible, c’est déjà les aider à souffler et à exister tels qu’ils sont.
Les passions sont des forces
Milena l’exprime avec fierté : « Quand j’aime un truc, je m’y donne à 200 %. » Ce qui pourrait passer pour une obsession est en réalité une ressource incroyable.
Nos enfants aussi plongent avec intensité dans leurs centres d’intérêt. Derrière cette concentration, il y a une énergie qui peut devenir un moteur d’apprentissage, de créativité et même de réussite.
Pour booster les talents de ton enfant : Les 10 super-pouvoirs des enfants neuroatypiques
Pourquoi le vrai problème reste le regard des autres?
Milena le rappelle avec force : 80 % des handicaps sont invisibles, et si on voulait bien ouvrir les yeux, on les verrait. Le vrai obstacle n’est pas l’enfant, mais le regard porté sur lui.
Nos enfants n’ont pas besoin qu’on les juge ou qu’on les compare, mais qu’on les accueille pour ce qu’ils sont. Changer notre regard, c’est déjà transformer leur avenir.
Pour se détacher du regard des autres voici quelques exercices : 5 exercices pour se libérer du regard des autres
Avec du soutien, un enfant autiste peut aller au bout de ses rêves
Si Milena a pu aller si loin, c’est aussi grâce à son entourage : un entraîneur à l’écoute, des coéquipiers attentifs, et surtout Eugène, son chien d’assistance, qui l’aide dans ses moments de crise.
Elle nous rappelle une vérité simple : personne ne réussit seul. Pour nos enfants, chaque soutien compte — qu’il vienne de la famille, de l’école, d’un ami ou d’un outil adapté.
A lire également : Ce qu’il ne faut pas faire avec un enfant autiste : 10 erreurs à éviter absolument
FAQ : Autisme et inspiration à travers Milena Surreau
Qui est Milena Surreau ?
Comment l’autisme impacte-t-il son quotidien ?
Comment Milena gère-t-elle son autisme dans le sport de haut niveau ?
L’autisme est-il reconnu comme handicap aux Jeux Paralympiques ?
Quelle inspiration les parents peuvent-ils tirer de son parcours ?
Conclusion
L’histoire de Milena Surreau est celle d’une jeune femme qui a appris à apprivoiser sa différence plutôt qu’à la combattre. Diagnostiquée tardivement, elle a connu les tempêtes émotionnelles, les jugements, les incompréhensions. Et pourtant, elle a su transformer ce parcours chaotique en une force, jusqu’à se hisser sur les terrains paralympiques.
Pour nous, parents d’enfants neuroatypiques, son exemple est une lumière. Il nous rappelle que l’autisme ne définit pas la totalité d’une personne, mais qu’il fait partie d’un chemin singulier. Oui, nos enfants ont des défis spécifiques. Oui, il y a des jours où la fatigue, les crises et les doutes prennent toute la place. Mais leur avenir ne se résume pas à ces obstacles. Avec des outils adaptés, un entourage attentif et beaucoup de bienveillance, ils peuvent s’épanouir, inventer leur propre voie, et atteindre des sommets inattendus.
Milena en est la preuve vivante. Elle l’a dit avec une détermination sans faille : « Participer aux Jeux à Paris était un rêve. Décrocher une médaille d’or à Los Angeles serait la consécration. Maintenant, mon objectif numéro un, c’est d’être championne paralympique. »
Et toi, en tant que parent, tu es ce tremplin. Celui qui croit, celui qui soutient, celui qui permet à ton enfant d’avancer, pas à pas, vers son propre horizon.
Si cet article t’a parlé, c’est sûrement que tu vis aussi ces moments de fatigue, de tensions, de découragement.
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Bonjour,
Merci beaucoup pour ce partage inspirant ! L’histoire de Milena Surreau illustre parfaitement la force et la résilience des personnes neuroatypiques. Son parcours montre qu’un diagnostic tardif ne signifie pas un frein à la réussite, mais peut au contraire devenir une clé pour mieux comprendre ses besoins et avancer avec sérénité.
J’apprécie particulièrement l’accent mis sur les stratégies concrètes qu’elle utilise au quotidien : rituels, pauses sensorielles, et son chien d’assistance Eugène. Cela rappelle aux parents que chaque enfant a besoin d’outils personnalisés pour gérer ses différences et transformer les obstacles en forces. Son exemple encourage à observer nos enfants avec attention, à reconnaître leurs limites et à valoriser leurs talents uniques.
Enfin, son message dépasse le sport : il s’adresse à tous ceux qui accompagnent des enfants atypiques. Le soutien, l’écoute et le regard bienveillant de l’entourage sont essentiels pour leur permettre de rêver grand et de se réaliser pleinement, malgré les difficultés invisibles que certains ne voient pas.
Merci beaucoup pour ton commentaire si juste et encourageant. L’histoire de Milena nous rappelle qu’un diagnostic tardif n’empêche pas d’avancer, au contraire, il peut devenir une clé pour mieux se comprendre.
J’aime beaucoup ce que tu dis sur les stratégies concrètes. Les rituels, les pauses sensorielles ou le soutien d’Eugène montrent que ce sont souvent de petites choses adaptées au quotidien qui font une grande différence.
Et oui, son message va bien au-delà du sport : il met en lumière le rôle essentiel du regard bienveillant de l’entourage. C’est ce qui permet à nos enfants d’oser rêver et de déployer leurs talents, même quand les difficultés ne se voient pas. Encore merci pour ton partage, il enrichit vraiment l’échange.