5 méthodes d’apprentissage qui ne fonctionnent pas pour les enfants neuroatypiques
On nous a toujours répété qu’apprendre passait forcément par la lecture.
Lis bien, retiens, récite. Et si tu n’y arrives pas, tu risques d’avoir du mal dans toutes les matières. Le modèle est simple, presque immuable : lecture d’un texte, prise de notes, apprentissage par cœur, puis exercice écrit pour vérifier. C’est la méthode classique, celle que l’école applique depuis des générations.
Mais pour un enfant neuroatypique, ces méthodes d’apprentissage sont une véritable double peine.
Chaque étape devient un obstacle. Lire un texte dense relève du marathon quand les lettres s’emmêlent ou que l’attention décroche au bout de deux lignes.
Écrire des notes tourne au calvaire face à une main qui se crispe trop vite, ou à des mots qui refusent de s’aligner.
Pour un enfant TDAH, rester assis des heures sans bouger est une torture : son corps a besoin de mouvement et son esprit s’évade dès qu’on lui impose une attention linéaire et trop longue. Quant à mémoriser sans comprendre, sans manipuler, sans visualiser, c’est comme essayer de retenir de l’eau dans le creux de sa main : impossible.
Dans cet article, on va explorer pourquoi ces méthodes d’apprentissage traditionnelles échouent avec les enfants neuroatypiques… et surtout, comment les remplacer par des stratégies concrètes, respectueuses de leur fonctionnement, de leur énergie et de leurs talents uniques.
1/ L’apprentissage par cœur : pourquoi ça bloque?
Les méthodes classiques en question
Pour Melyssa, apprendre les tables de multiplication, c’était la croix et la bannière.
On lui demandait de réciter « 2 x 2 = 4, 2 x 3 = 6, 2 x 4 = 8 encore et encore.
Mais dès qu’elle devait répondre à une question sans récitation, elle bloquait. « Maman, c’est quoi déjà 7 x 8 ? » Et je voyais dans ses yeux ce mélange de panique et de frustration.
Elle ne comprenait pas comment ces chiffres fonctionnaient ensemble, elle essayait juste de les retenir mécaniquement.
Même problème avec les mois de l’année. À l’école, ils devaient réciter « Janvier, février, mars… » en boucle, mais à chaque fois qu’on lui demandait quel mois vient après septembre, c’était un trou noir. Elle n’avait aucun repère personnel pour rendre ça logique.
Ces méthodes sont classiques… et terriblement inefficaces pour les enfants neuroatypiques.
Pourquoi ? Parce que mémoriser sans comprendre, c’est comme essayer de remplir une passoire avec de l’eau.
Pourquoi cette approche échoue chez les enfants neuroatypiques
L’apprentissage par cœur repose sur l’idée qu’en répétant suffisamment, le cerveau va finir par enregistrer. Mais pour un enfant atypique, ce n’est pas si simple :
- Ils ont besoin de sens et d’association concrète. Melyssa n’arrivait pas à fixer les mois dans sa tête, car c’était une liste abstraite sans connexion avec sa réalité.
- Le cerveau TDAH a du mal avec la répétition pure. Il cherche du sens, du lien, de l’émotion. Répéter 7 x 8 sans contexte, c’est comme essayer de se souvenir d’une suite de chiffres au hasard.
- Les enfants DYS ont besoin d’un ancrage multisensoriel. Une liste écrite ou récitée est une information brute, qui ne s’imprime pas si elle ne passe pas par plusieurs canaux (visuel, auditif, tactile).
Des méthodes d’apprentissage alternatives qui font la différence
Face à ces blocages, j’ai cherché des méthodes adaptées.
Et là, magie : en associant les informations à des repères personnels et des jeux, tout est devenu plus simple.
✅ Les tables de multiplication avec des chansons et des jeux Memory
Plutôt que de forcer la récitation, on a trouvé des chansons entraînantes pour chaque table.
Et dès qu’elle entendait le début d’une mélodie, son cerveau complétait naturellement la suite. Ensuite, on a utilisé un jeu de memory où elle devait retourner deux cartes associées (ex : une carte « 7 x 8 » et une carte « 56 »). Ça devenait un jeu, et elle retenait sans même s’en rendre compte.
✅ Les mois de l’année avec les anniversaires des proches
Dire « juin, juillet, août » n’avait aucun sens pour elle.
Mais si je lui disais : « Juin, c’est ton anniversaire, juillet c’est celui de tes grands-mères, et octobre, c’est celui de Papa », tout s’est débloqué. Elle avait un repère émotionnel et personnel pour chaque mois, et au lieu de réciter une liste abstraite, elle se souvenait des événements liés à ces mois.
Si Melyssa avait dû s’en tenir à la méthode classique, elle serait restée bloquée. Mais en adaptant la manière d’apprendre à son mode de fonctionnement, elle a non seulement retenu les informations, mais aussi pris plaisir à apprendre.
Et si, au lieu de forcer les enfants à rentrer dans le moule, on adaptait le moule à l’enfant ?
Parce que la vraie réussite, ce n’est pas de réciter une leçon… C’est de comprendre comment s’en servir.
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2/ Lecture et écriture : quand les méthodes d’apprentissage deviennent un frein
S’appuyer uniquement sur l’écrit : une erreur fréquente
Melyssa a eu régulièrement des textes à copier pour apprendre. Une page entière d’histoire qu’elle devait retranscrire « pour bien retenir ».
Sauf qu’après 10 minutes, elle en avait écrit à peine trois lignes, et son poignet la faisait déjà souffrir. Résultat ? Elle passait tellement de temps à écrire qu’elle n’avait même plus l’énergie de comprendre ce qu’elle recopiait.
Un jour, je lui ai demandé de me raconter ce qu’elle avait retenu de sa leçon sur la préhistoire. Elle a hésité, puis elle m’a dit : « Je me souviens juste qu’il y avait des mots très compliqués » Son cerveau s’était focalisé sur l’effort d’écriture, pas sur le contenu.
C’est là que j’ai compris : pourquoi l’école continue-t-elle à imposer l’écriture et la lecture comme moyen principal d’apprentissage ?
Dans cet article tu trouveras les autres manières d’apprendre : Comment apprendre autrement? La puissance de la pyramide d’Edgar Dale
Les difficultés spécifiques des enfants neuroatypiques
Beaucoup d’enfants neuroatypiques se retrouvent piégés dans ce système basé uniquement sur l’écrit :
- Les dyslexiques et dysorthographiques peinent à lire et à écrire correctement. Si tout passe par l’écrit, ils accumulent des échecs et perdent confiance en eux.
- Les dysgraphiques souffrent en écrivant. Lenteur, douleurs dans la main, illisibilité… L’écriture devient une véritable barrière à l’apprentissage.
- Les enfants TDAH se fatiguent rapidement. Ils oublient des mots en cours de phrase, mélangent les lignes, décrochent au bout de quelques minutes.
Si Melyssa n’avait eu que l’écrit comme support, elle aurait abandonné. Heureusement, on a trouvé d’autres moyens pour l’aider à apprendre sans passer par la case souffrance.
Des stratégies concrètes pour apprendre autrement
Utiliser la dictée vocale et l’audio
Un jour, au lieu de lui demander d’écrire un résumé de son cours, je lui ai proposé de s’enregistrer sur mon téléphone en me racontant ce qu’elle avait compris.
Miracle ! Elle se souvenait bien plus de choses qu’elle ne l’aurait fait en écrivant. Les livres audio ont aussi été une révolution pour elle. Elle pouvait écouter son texte d’histoire au lieu de le lire, et ça changeait tout.
Transformer les notes en cartes mentales
L’écriture linéaire ne fonctionnait pas ?
Pas grave, on a remplacé ça par des cartes mentales colorées. Melyssa pouvait organiser les infos visuellement, relier des concepts entre eux et surtout, ça allait dix fois plus vite que d’écrire un texte entier.
Pour en savoir plus sur les cartes mentales : Mind Mapping : comment cet outil peut transformer l’apprentissage de ton enfant atypique?
Apprendre en vidéo
Quand elle devait apprendre des notions complexes, je lui montrais des vidéos explicatives. C’est ce qu’on a fait pour sa leçon sur les métropoles. D’abord, on a regardé Géographie – Habiter une métropole 6ème, où une prof expliquait tout de manière claire et imagée.
Ça me permettait de décortiquer la leçon avec elle et de repérer où elle butait.
Ensuite, on a ancré cette connaissance dans le réel. On a parlé de nos voyages à Singapour et Paris, des immenses tours, des embouteillages, des quartiers d’affaires, de la manière dont ces villes fonctionnent au quotidien. Là, elle voyait, elle ressentait, elle comprenait.

Faire des mini-présentations orales
Quand Melyssa devait faire une rédaction, c’était le drame. Pas parce qu’elle n’avait rien à dire, mais parce que l’acte d’écrire lui demandait un effort monumental. À peine avait-elle terminé une phrase qu’elle se sentait vidée, frustrée, épuisée.
Ses idées allaient trop vite pour sa main, et les voir ralentir sur le papier lui donnait l’impression d’être enfermée.
Un jour, j’ai essayé quelque chose de différent. Plutôt que de la forcer à écrire, je lui ai dit :
« Explique-moi ton sujet à l’oral, comme si tu me racontais une histoire. »
Elle a hésité, puis elle s’est lancée. En quelques minutes, elle avait formulé une réflexion fluide, argumentée, pleine de détails et d’images. Ce qu’elle aurait mis une heure à écrire, elle venait de le structurer naturellement en parlant.
L’écriture n’était pas le problème, c’était le fait qu’elle venait en premier dans le processus.
A lire aussi : Dyslexie et lecture : comment le karaoké peut devenir un outil d’apprentissage ludique?
3/ Bouger pour apprendre : l’arme secrète du cerveau atypique
Ce que l’école demande aux élèves en classe
Généralement à l’école, on demande aux élèves de rester assis bien droits, les mains sur la table, sans gesticuler pendant la majorité du cours.
C’est une horreur pour ma fille. Melyssa, a besoin de bouger pour réfléchir. Elle se balance sur sa chaise, tripote son crayon, croise et décroise ses jambes… Tout ça pour tenter de canaliser son énergie et garder son attention.
Au début je ne savait pas. Pendant les devoirs à la maison je la fusillais du regard : « Melyssa, arrête de gigoter et concentre-toi ! » Ce que je ne voyais pas, c’est que son cerveau était en train de se concentrer grâce à ce mouvement. En l’empêchant de bouger, je la coupais littéralement de sa capacité à apprendre.
Pourquoi l’immobilité freine l’apprentissage?
L’idée que « bien apprendre » signifie rester immobile et silencieux est une absurdité pour un grand nombre d’enfants neuroatypiques.
- Les enfants TDAH ont un besoin physiologique de mouvement. Leur cerveau traite mieux l’information quand ils bougent. Les forcer à l’immobilité, c’est comme essayer de contenir un torrent dans un verre d’eau.
- Les dyspraxiques ont du mal avec la posture statique. Rester assis sans bouger leur demande un effort colossal, qui les empêche de se concentrer sur autre chose.
- Le mouvement aide à l’attention et à la mémorisation. C’est prouvé scientifiquement : bouger active des zones du cerveau liées à la concentration et à la mémoire.
Alors pourquoi continue-t-on à demander à ces enfants de « tenir en place » plutôt que de leur offrir un environnement qui respecte leur fonctionnement ?
Intégrer le mouvement dans les méthodes d’apprentissage
Autoriser les petits gestes pour mieux se concentrer
Plutôt que d’interdire de bouger, on peut autoriser les mouvements qui n’impactent pas les autres :
- Laisser les enfants manipuler un objet sensoriel (fidget, élastique accroché à la chaise, balle anti-stress).
- Leur proposer une posture plus flexible (s’asseoir en tailleur sur la chaise, se lever quelques instants).
Avec Melyssa, on utilise régulièrement un coussin de concentration : Coussin de concentration : l’outil secret pour aider ton enfant TDAH à rester attentif
Instaurer des pauses actives pour relancer l’attention
Dans certaines écoles adaptées, on fait des pauses de mouvement toutes les 20 minutes. Ça peut être :
- Un étirement rapide.
- Une marche express autour de la classe.
- Un mini-exercice de respiration avec des gestes.
Résultat ? Les enfants sont plus concentrés sur le long terme.
Le jour où j’ai accepté que Melyssa apprenne en mouvement, tout a changé. Ce n’était pas un caprice. Ce n’était pas un manque de discipline. C’était un besoin neurologique.
Un enfant qui bouge n’est pas un enfant qui déconcentre. C’est un enfant qui active son cerveau. Alors pourquoi s’obstiner à leur demander de rester figés, alors qu’on sait que ça les bride ?
Apprendre, ce n’est pas rester immobile. C’est explorer, ressentir, expérimenter… Et parfois, ça veut dire gigoter un peu.
4/ Consignes floues : un vrai obstacle à l’apprentissage
Quand les instructions manquent de clarté : « Travaille bien ma chérie »
Pour démarrer la journée, avant que Melyssa ne parte pour l’école, je lui disais : « Travaille bien ma chérie. » À chaque fois, je voyais son regard perdu. Travaille bien, ça veut dire quoi exactement ? Écrire plus vite ? Faire moins de fautes ? Rester assise sans bouger ?
Un autre jour, en plein devoir, elle me demande :
— Maman je fais quoi après ?
— Tu fais de ton mieux.
Melyssa fronce les sourcils. « De mon mieux, d’accord… mais comment je sais si c’est assez bien ? »
Et c’est là tout le problème. Les enfants neuroatypiques ont un cerveau qui traite les informations différemment. Les consignes vagues et implicites sont pour eux un casse-tête mental.
Pourquoi les consignes vagues empêchent d’apprendre efficacement ?
Les consignes du type « Sois sage », « Reste calme », « Applique-toi » sont trop générales. Pour un enfant neuroatypique :
- Elles manquent de clarté. Leur cerveau a besoin de repères précis. Dire « Travaille bien » sans explication, c’est comme donner une carte sans itinéraire.
- Elles laissent place à l’interprétation. Un enfant TDAH peut comprendre « reste calme » comme « ne fais aucun bruit », mais ça ne l’empêchera pas de gigoter. Un enfant dyslexique peut entendre « applique-toi » et penser « je dois tout refaire à zéro ».
- Elles provoquent du stress. Quand un enfant ne sait pas exactement ce qu’on attend de lui, il peut se bloquer, paniquer, et perdre ses moyens.
Si on veut qu’un enfant suive une consigne, il faut qu’elle soit explicite et décomposée.
Ton implication pour sa confiance est importante : Réussite scolaire et implication des parents : 10 clés pour transformer les devoirs en moments de confiance
Comment formuler des instructions adaptées ?
Formuler des instructions précises
Si je disais à Melyssa « Range ta chambre », elle tournait en rond. Mais si je lui disais :
- « Commence par ramasser les Legos et mets-les dans la boîte. »
- « Ensuite, range les livres sur l’étagère. »
- « Enfin, mets les peluches sur ton lit. »
Alors là, ça fonctionnait.
C’est pareil pour l’école :
❌ « Lis bien le texte. » → Trop vague.
✅ « Souligne les mots difficiles et relis la phrase si tu ne comprends pas. »
Des repères concrets grâce au matériel Montessori
Pour Melyssa, les mathématiques c’est souvent un vrai casse-tête.
Non pas parce qu’elle ne comprenait pas les concepts, mais parce que les chiffres seuls ne faisaient aucun sens pour elle. Par exemple, lorsqu’on lui demandait « Ajoute 37 et 24 en colonne », elle regardait les chiffres sans savoir par où commencer. Les unités ? Les dizaines ? Pourquoi on met un « 1 » au-dessus ?
Alors, on a utilisé le matériel Montessori pour rendre l’abstraction tangible.
Avec les perles colorées, elle pouvait voir physiquement ce que signifiait « 37 » : trois barres de dizaines et sept unités. En ajoutant 24, elle comprenait naturellement qu’il fallait rassembler les unités, puis les dizaines. Et quand elle atteignait 10 unités, elle prenait une nouvelle barre de dix et réalisait l’échange.
Avec ça sous les yeux et entre les mains, elle savait immédiatement quoi faire. Plus besoin de deviner une règle abstraite, elle voyait pourquoi et comment ça fonctionnait.
Les enfants neuroatypiques ont souvent besoin de manipuler pour comprendre, et quand on leur donne des outils sensoriels, tout devient évident.
Je t’invite à lire aussi cet article pour faciliter les devoirs à la maison : Devoirs scolaires : 7 stratégies simples pour ton enfant neuroatypique
FAQ – Apprendre autrement avec un enfant neuroatypique
Pourquoi l’apprentissage par cœur est difficile pour un enfant TDAH ou DYS ?
Comment aider un enfant dyslexique à retenir une leçon ?
Mon enfant bouge tout le temps : est-ce un obstacle à l’apprentissage ?
Comment formuler des consignes efficaces pour un enfant neuroatypique ?
Conclusion
En parcourant ces différents points, on voit bien que les méthodes d’apprentissage classiques posent problème pour un enfant neuroatypique.
L’apprentissage par cœur, sans compréhension réelle, n’apporte pas de sens et finit par bloquer. S’appuyer uniquement sur la lecture et l’écriture, c’est oublier que certains enfants apprennent mieux en écoutant, en parlant ou en manipulant.
Exiger qu’ils restent assis sans bouger, c’est leur demander l’impossible : leur cerveau a besoin de mouvement pour rester concentré. Et quand les consignes sont floues, le résultat est toujours le même : de la confusion, du découragement et un sentiment d’échec.
À l’école, un enfant neuroatypique dépense beaucoup plus d’énergie qu’un autre.
Se concentrer, suivre le rythme, gérer ses émotions… tout cela l’épuise. Le soir, il rentre déjà vidé. Les enfants TDAH n’arrivent plus à se remettre en “mode concentration”. Les enfants DYS, eux, doivent fournir un effort immense pour lire, écrire, organiser leurs idées. Résultat : la fatigue cognitive s’accumule, générant stress et frustration.
La clé, c’est donc de prioriser et de simplifier. Alléger les devoirs, découper en étapes courtes, varier les supports, clarifier les consignes. Plus on respecte le fonctionnement de l’enfant, plus il retrouve confiance et plaisir d’apprendre.
Pour t’accompagner concrètement dans ce rôle, j’ai créé un Kit de survie pour parents d’enfants atypiques. Tu y trouveras des outils simples et pratiques pour apaiser ton quotidien et soutenir ton enfant avec confiance.
Parce qu’au fond, la vraie réussite scolaire, c’est apprendre à croire en soi… avec toi à ses côtés.

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