Pourquoi et comment se connecter à la nature ?

Pour apprendre l’optimisme et la cultiver au quotidien, nous avons développé notre propre méthode avec ma fille Melyssa. Tu peux la découvrir ici.

Dans cette méthode, il y a un facilitateur qui entretient ton optimisme : c’est ton environnement. Tu peux choisir les personnes (c’est assez compliqué on te l’accorde), l’environnement matériel et naturel qui te feront vraiment du bien durablement. Dans ce blog, on va t’aider à mieux te connecter à tout ce qui t’entoure !

Et dans cet article, on va t’apprendre à te connecter, à te reconnecter à la nature.

Pour ma part, la nature a toujours été un refuge pour moi, c’est un héritage familial. Mon grand-père est le premier ingénieur forestier botaniste de Madagascar. Il nous a toujours appris à respecter la nature. Impossible par exemple de déloger des caméléons ou des serpents d’un jardin. Pour lui, ce sont eux les maitres des lieux et c’est à nous de nous adapter. Ma mère est chercheur biologiste végétal et animal, donc ça a rajouté une autre couche dans la sensibilisation à la protection de l’environnement.

Madagascar, le pays où nous vivons, c’est le sanctuaire de la nature. Une faune et une flore exceptionnelle : rien de mieux pour se reconnecter à la nature!

Je te partage dans cet article, une parenthèse nature qui a été apaisante et vivifiante pour moi. Et je te partage mes conseils pour tirer le meilleur de la nature.

Comment se connecter à la nature?

1/ Prendre son temps

Pour se connecter à la nature, il faut prendre son temps. Faire une vraie pause et sortir de la frénésie du quotidien.

Se déconnecter

Oublier sa montre, son téléphone et tous les écrans en général. Une détox digitale!

Se déconnecter entièrement de ses tracas professionnels et personnels.

Il faut ralentir et se mettre au même rythme que la nature. La seule priorité : soi et la nature. Apprendre à se faire ce cadeau : se donner du temps. Lâcher prise.

Parfois, il faut être dans la radicalité pour obtenir ce temps précieux. Se faire un peu violence.

Quand on est pris par le rythme du quotidien et les diverses obligations, on se dit que si on s’accorde une parenthèse, tout va s’accumuler pour nous revenir en pleine face à notre retour. Il y a une clé pour cela : poser ton intention pour cette parenthèse.

Poser l’intention de se ressourcer

Cette parenthèse va nous vider de nos énergies négatives, nous ressourcer.

Quand on se remplit de bonnes énergies, le reste n’a plus de place dans notre esprit.

C’est comme une jolie boite que tu remplis de bien-être, de sérénité, de choses qui nourrissent ton inspiration. Il ne reste plus de place pour toutes ces petites choses qui font l’inverse.

Le choix d’un éco-lodge en pleine nature, coupé de tout réseau téléphonique, m’a aidée dans cette quête de sérénité.

Un confortable bungalow sur pilotis, caché par les arbres, au bord d’une rivière chantante. On s’endort avec le bruissement des feuilles. On se réveille avec le chant des oiseaux.

Aucun autre son, aucune autre odeur que celui de la mère nature.

La diminution du volume sonore et l’absence de sons artificiels jouent sur notre état nerveux.

2/ Trouver son endroit

Comment se connecter à la nature?

Dans cet écrin de verdure, je cherche un endroit pour me retrouver encore plus en connexion avec la nature.

Faire confiance à son intuition

Je me laisse guider par mon corps, par mon intuition.

Je m’imprègne de ce qui m’entoure, et je cherche un endroit où je peux me poser.

Un endroit où je sens de good vibes. Un lieu confortable, accueillant.

Je pose mon dévolu sur un rocher, comme un transat, où je me love confortablement.

Etre au calme et fermer les yeux

Je ferme les yeux. Il suffit d’être au calme, à l’aise, en harmonie avec son environnement.

Et là, la magie opère un moment, la nature déploie ses pouvoirs, son énergie unique.

Le calme environnant nous permet de nous connecter davantage à nos ressentis et à nos émotions. On booste nos good vibes. On se remplit de sérénité et on évacue tout ce qui était lourd sur nos épaules.

On se concentre sur le moment présent et on lâche prise.

3/ Eveiller ses 5 sens

En activant un à un ses différents sens, on optimise son expérience avec la nature.

Comment se connecter à la nature?

L’ouïe : fermer les yeux et être attentif aux bruits environnants

Par exemple , écouter attentivement les oiseaux ou le bruissement des feuilles.

Se concentrer sur le son d’un ruisseau qui coule sur les pierres ou sur le jaillissement des cascades.

En 2017, une étude de l’université du Sussex a démontré que les sons naturels activaient le système nerveux parasympathique. Ces sons facilitent l’état de relaxation et nous permettent de nous connecter davantage à l’environnement.

A contrario, les sons artificiels stimulent le système sympathique et peuvent être associés au stress.

L’odorat : fermer les yeux et ressentir les différentes odeurs.

L’expérience olfactive est la plus inévitable dans la nature. On peut détourner le regard ou boucher ses oreilles, on peut difficilement s’extraire d’une odeur.

Ca peut être l’humidité des sols, la fraîcheur de l’air, le parfum libéré par les arbres, les fleurs ou les fruits, etc.

La vue : contempler les éléments de la nature autour de soi.

Admirer les nuances de verts et de bruns des paysages.

Profiter des couchers du soleil orangés qui virent parfois au violacé.

Se concentrer sur les formes, les contours, les couleurs et les reliefs de la nature environnante.

Le toucher : caresser la nature avec ses mains

Enlacer les arbres, en plaçant mes mains sur le tronc.

Reconnaitre les différentes textures, les formes, les douceurs, les aspérités, etc.

S’allonger sur le sable chaud ou sur un morceau de rocher creusé comme un transat.

Tremper ses doigts de pieds dans les ruisseaux.

Sauter à pieds joints dans les piscines naturelles.

Le goût : profiter des cadeaux comestibles de la nature

S’extasier et déguster lentement les fruits et certaines feuilles, etc. Découvrir des ruches naturelles.

Ressentir les différentes saveurs pures : sucrée, légèrement salée, acide ou amère.

La nature est généreuse : il suffit parfois de se pencher ou de lever les bras.

Cette expérience de connexion avec la nature, à travers les sens, les japonais la pratique depuis des décennies. Ça s’appelle un « bain de forêt » ou Shinrin-yoku. C’est même une pratique médicale très populaire au Japon. Une médecine qui nous invite à nous reconnecter avec notre capacité innée à guérir. 

4/ Choisir des activités ressourçantes et dépaysantes

Au cœur de la nature, plusieurs activités vivifiantes ou apaisantes s’offrent à nous : vélo, yoga, plongée, lecture, kayak, paddle, marche, baignade, escalade, méditation, etc.

Comment se connecter à la nature?

Pour cette parenthèse dans la savane malgache, on choisit de faire deux randonnées : le petit village de Papamena et la montagne de la reine de Mariarano au coucher du soleil.

Randonnée dans la savane

Direction le petit village de Papamena, à 600 km de Tananarive (capitale où j’habite).

Papamena est sur la côte ouest de Madagascar, à proximité de la grande ville balnéaire Majunga. Dans ce petit village, on est loin de ce qui est habituellement connu de Madagascar. Ce n’est pas une plage paradisiaque, ni une étendue de rizières, ni une forêt tropicale. C’est une savane, avec des herbes hautes de plus de 2 mètres et des allées de satrana à perte de vue. Cette savane est dentelée de jolies rivières et de petites cascades. Elle cache de petits oasis de verdure et notamment une grotte majestueuse, encore préservée du tourisme de masse.

Le satrana, en malgache, c’est le Palmier de Bismarck. Un palmier avec une couleur grise, bleutée. Il a une forme très régulière et un port imposant, ce qui en fait un palmier recherché pour ses grandes qualités ornementales.

Le périple commence sur les berges des rivières, juste à côté de l’éco-lodge, avec quelques arbres qui apportent de l’ombre. On s’aperçoit très vite qu’on n’est pas tout seul pour commencer la randonnée.

Deux serpents menarana nous ouvrent le chemin. Le menarana est un serpent endémique de Madagascar d’une taille d’environ 2 mètres, ressemblant à la couleuvre et est coloré de jaune et de noir sur le dos. Je me crispe, je crains les serpents. Et le menarana est le seul serpent vénimeux de l’île.

Quand j’étais petite, on nous faisait peur avec des contes et des légendes où il apparaissait.

Finalement, je comprends rapidement qu’il n’est pas agressif. Il ne mord que rarement et n’est pas une menace pour l’homme. Il nous regarde juste passer.

On s’enfonce dans la savane, conduit par un guide.

De hautes herbes de plus de 2 mètres nous chatouillent le haut du crâne et après 30 minutes de marche dans la sécheresse, on aperçoit un oasis.

Un rocher, entouré d’une belle verdure, il abrite une grotte cachée. Des arbres immenses aux longues racines enchevêtrées nous indiquent l’entrée de la grotte.

Visite des grottes

Comme s’ils protégeaient ce sanctuaire de la nature, on y avance assez difficilement : j’ai peur de me prendre les pieds dans ces racines inextricables.

On entre, c’est sombre et on est tout de suite indisposé par une odeur pestilentielle qui prend au nez. C’est la première salle de la grotte qui abrite des centaines de petites chauves-souris. C’est l’amas de leurs excréments qui prend au nez. La salle est très humide et je ne m’y sens pas à l’aise.

Je n’ai pas envie de recevoir une petite déjection sur le crâne. On sort et on découvre les autres salles. Elles sont beaucoup plus sèches, inhabitées et majestueuses.

Des voûtes en cathédrale, avec des puits de lumières en guide de fenêtres.

Au passage, je devine une silhouette presque divine, qui n’est pourtant que le fruit de la nature.

Tout est époustouflant de beauté. On se glisse dans une cavité assez exiguë, d’une hauteur d’à peine un mètre. Et là, c’est un autre spectacle qui nous attend.

Des voutes en cathédrale encore plus majestueuses, comme dessinées minutieusement par un architecte.

Et un puit de lumière incandescent en guise de fenêtre.

On devine la sortie de la grotte, grâce à des amoureux.

Deux troncs d’arbres épineux, qui s’enlacent pour former une longue rampe conduisant vers la lumière. En sortant de la grotte, là encore, un autre arbre, tout droit, planté en plein milieu de la sortie. Comme pour garder le secret de cette beauté.

La nature est toujours exactement là où il faut. Il faut délicatement se contorsionner pour éviter les épines de cet arbre.

Pour clore le spectacle, une vue époustouflante : une savane à perte de vue, avec les allées de satrana. Les nuages et la terre sont réunis grâce à un morceau de ciel bleu pur.

Baignade en rivière et ascension de la montagne

C’est en fin de journée que cette balade est la plus réjouissante. On commence par une baignade en rivière, avec une petite cascade bien agréable. Et on poursuit la route en voiture jusqu’au pied d’une montagne rocailleuse, dans un petit village nommé Mariarano, non loin de Papamena. Il faut une quinzaine de minutes pour arpenter cette montagne et découvrir à son sommet un ensemble original de roches.

La vue est dégagée et on peut apercevoir les rivières sinueuses qui apportent ici et là des oasis de fraicheur.

La reine est là, elle nous attend. Elle a sa couronne posée sur la tête. Son nez est pointu.

Son regard se porte sur l’horizon lointain. Je m’accroche à l’arrière de sa tête, avant de profiter du coucher du soleil.

Merci Dame nature pour ses découvertes.

Madagascar est une destination idéale pour découvrir de multiples cavernes souterraines. Un univers hors du temps, silencieux, mystérieux. C’est surtout dans la zone sud ouest du pays qu’on retrouve de véritables trésors. Plusieurs spots époustouflants ont été découverts ces dix dernières années. Entre autres, les grottes immergées de Mitoho près du lac Tsimanampetsotsa, au sud de Tuléar. Cette grotte cache un grand gisement de fossiles d’espèces différentes dont des lémuriens, des fosas, des hippopotames, des crocodiles, des tortues ou des chauves-souris.

Pour découvrir comme nous les grottes de Papamena, je vous recommande vivement Franck, qui a été un guide incollable et un hôte attentionné durant notre séjour (vous pourrez mentionné que vous l’avez découvert via le blog).

Découvre dans cet article pourquoi ton environnement est essentiel pour ta qualité de vie. En effet, s’aménager un lieu de vie agréable va booster ton optimisme.

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