Comment apprendre et développer l’optimisme ?

Sais-tu qu’il y a eu plusieurs études poussées sur l’optimisme dans des disciplines scientifiques très variées? On en parle en philosophie, en psychologie, en médecine, en sciences de l’éducation, en neurosciences, etc.

J’ai épluché plusieurs études disponibles en ligne et j’ai acheté plusieurs livres sur le sujet. Quand j’ai découvert tous les bienfaits, je me suis dit : pourquoi l’optimisme n’est pas une matière qu’on peut apprendre à l’école ?

Franchement, est-ce que tu utilises le théorème de Pythagore toutes les semaines ?

Est-ce que connaitre les conséquences de la chute de l’empire romain en 476 t’aide à comprendre le monde d’aujourd’hui ? je ne pense pas.

Alors qu’apprendre l’optimisme t’aide à sublimer ton quotidien et à faire face plus facilement aux difficultés. En prime, ça agit positivement sur ta santé.

Ce qui raisonne le plus chez moi, c’est une partie spécifique de l’optimisme : celle qui touche l’enfant, la vie de famille et la vie quotidienne. C’est parce que c’est celle-là qui m’est la plus utile, celle sur laquelle je peux m’appuyer pour élever sereinement ma fille Melyssa et lui donner confiance en l’avenir. Je suis certaine que ce que je vais te partager dans cet article va te faire gagner du temps et t’aider aussi au quotidien. Je me focaliserai sur l’optimisme chez le parent et l’enfant.

Voici donc les « morceaux choisis » de mes lectures.

1/ Ma sélection de livres sur l’optimisme

Martin Seligman, avec « La force de l’optimisme »

Martin Seligman est considéré comme l’un des psychologues les plus éminents du XXème siècle. Fondateur de la psychologie positive, il a été le président de l’Association américaine de psychologie.

Je vais passer plus de temps sur cet ouvrage qui est à mon sens la bible pour apprendre l’optimisme.

Il y a également plusieurs passages qui traitent de l’optimisme chez les enfants. J’ai trouvé cependant certains passages lourds, sûrement écrits davantage pour des professionnels de la psychologie (avec le vocabulaire et les explications scientifiques qui vont avec).

Donc je t’épargne ces passages et je me concentrerai sur ce qui m’a paru le plus pertinent et le plus simple à comprendre.

Philippe Gabilliet, avec « Eloge de l’optimisme »

Philippe Gabilliet enseigne depuis plus de 20 ans la psychologie et le développement professionnel à l’ESCP. Il est spécialiste de la motivation et des stratégies mentales de la réussite.

Tu pourras retrouver facilement ces conférences sur Youtube. Il est aussi l’auteur d’un ouvrage sur la chance, tout aussi intéressant que celui sur l’optimisme.

D’ailleurs dans son livre il y a un chapitre intitulé « Pourquoi les optimistes ont-ils plus de chance que les autres ? ». J’ai particulièrement apprécié les passages qui dissèquent la personnalité des optimistes : des personnes ouvertes aux expériences, tournée vers la relation aux autres, un caractère agréable et une stabilité émotionnelle.

Les optimistes attirent, séduisent, calment, donnent envie. Bref, en lisant, rapidement j’avais vraiment envie de devenir durablement une optimiste.

Catherine Testa, avec « Osez l’optimisme »

Catherine Testa est la fondatrice du site L’optimisme.com. Ce site met en avant les initiatives positives en France. Elle en avait marre d’entendre « Je n’ose pas me lancer ».

Déviation professionnelle, approfondissement d’une passion, nouvelle histoire sentimentale, quel que soit l’objectif, il y a une clé. C’est l’optimisme : surmonter ses peurs, prendre confiance et foncer.

Dans son livre, elle propose 10 clés simples pour réenchanter le quotidien : projeter, créer, positiver, respirer, bouger, donner, sourire, remercier, vivre l’instant présent et (s’) aimer.

J’ai particulièrement aimé les nombreuses citations, qui reboostent tout au long de la lecture.

Delphine Luginbuhl et Aurélie Pennel, avec « Cultiver l’optimisme »

Les deux auteurs sont conférencières, elles interviennent en entreprises. Elles accompagnent les personnes en quête d’épanouissement professionnel et personnel.

J’ai beaucoup aimé leur ton léger, le vocabulaire simple et l’approche très pragmatique.

L’ouvrage est découpé en 3 parties : les vertus de l’optimisme, le chemin de l’optimisme et devenir optimiste. Les auteurs insistent particulièrement sur la nécessité de ressentir, cultiver et propager les émotions positives.

C’est d’ailleurs le slogan du livre « Booster ses émotions positives et planter les graines du bonheur. »

Les points communs de ces quatre ouvrages :

  • Des études scientifiques vérifiées
  • Des exercices pratiques

Ça tombe bien ! Je vais m’inspirer de ces différents outils et informations, pour construire notre propre méthode, à Melyssa et moi.

2/ La définition de l’optimisme

Il existe plusieurs définitions de l’optimisme. C’est globalement une attitude positive, un état d’esprit où tout est possible, une confiance inébranlable en l’avenir. C’est aussi une perception positive du monde.

De nombreuses expressions populaires évoquent cet état d’esprit : « voir la vie en rose », « voir le verre à moitié plein », « voir les choses du bon côté », etc.

Les optimistes s’attendent à ce que de bonnes choses se réalisent. Pour eux, les difficultés et les obstacles sont des opportunités d’apprentissage.

Tandis que les pessimistes, visualisent souvent le pire, et prédisent des événements défavorables.

Pour approfondir cette définition, je vais commencer par évoquer Martin Seligman, car c’est vraiment le spécialiste contemporain de l’optimisme.

Accroche-toi et sois concentré : cette partie est un peu théorique mais c’est la base pour bien comprendre.
Selon lui, les différents événements de notre vie sont interprétés selon 3 critères :

*La causalité

Est-ce que ce qui est en train de m’arriver est dû à moi uniquement (personnalisation), ou est-ce dû à des causes externes ?

*La stabilité

La situation va-t-elle se répéter à chaque fois (durabilité) ou est-ce que c’est exceptionnel (temporaire) ?

*La globalité

Ce qui m’arrive est-il valable pour tous les domaines de ma vie (globalité) ou est-ce que c’est uniquement un domaine spécifique (spécificité) ?

Face à une difficulté de la vie, le pessimiste va interpréter cela comme :

-Un événement de son seul fait, de sa propre responsabilité.

-C’est un incident qui va se répéter.

-Une difficulté globale qui va affecter tous les autres domaines de sa vie.

Exemple :

« Mon enfant a de mauvaises notes en maths. Ce sera toujours un cancre quelle que soit la matière, vu sa paresse et son manque de volonté. Il aura vraiment du mal à décrocher son bac! »

L’optimiste, au contraire, va l’interpréter de cette manière :
-Un événement est essentiellement dû à des causes externes.
-La situation est souvent passagère / isolée : ne va pas se répéter dans l’avenir.
-C’est un épisode spécifique qui n’affecte qu’un domaine précis.

« Mon enfant a de mauvaises notes en maths. Le programme de cette année est vraiment difficile pour cette matière. Il va s’accrocher et je vais l’encourager pour réussir. »

Face à un événement positif, l’optimiste raisonne de la même manière.
Il aura tendance à chercher en quoi il est à l’origine de cet événement positif (personnalisation).
En quoi cet événement positif en annonce d’autres (permanence) et dans les autres domaines de sa vie (globalité).

Les conclusions des travaux de Martin Seligman nous enseignent qu’un optimiste c’est d’abord quelqu’un qui dispose d’un certain « style explicatif ». Une personne qui a appris à interpréter les événements d’une certaine manière. Donc c’est son mode d’interprétation de ce qu’il a vécu qui va lui donner envie d’affronter positivement les difficultés.

L’optimiste pense qu’il peut avoir une influence sur ce qui se passe.

Le pessimiste pense qu’il ne peut avoir aucun contrôle sur ce qui va arriver.

En vérité, le monde a besoin de ces deux modes de pensées : l’optimiste va créer l’avion et le pessimiste va créer le parachute. Intéressant, non ?

On continue d’approfondir le sujet. Reste attentif car ça peut paraitre compliqué au début mais quand tu saisis le principe et que tu peux le pratiquer, tu comprends de suite le bénéfice à court terme.

3/ Apprendre l’optimisme avec Martin Seligman

Je poursuis cet article sur un chapitre spécifique de « La force de l’optimisme » de Martin Seligman : « Apprendre à un enfant à faire face avec bonheur à l’adversité » . C’est dans celui-ci que j’ai trouvé les clés pour aider Melyssa.

*Les NOTIONS DE BASE : adversité / interprétation / conséquences

La première étape pour apprendre l’optimisme, c’est découvrir le lien entre « adversité », « interprétation » et « conséquences ».

Ces exercices peuvent être utilisés par des enfants entre 8 et 14 ans.

Je n’ai pas utilisé pour ma fille la méthode complète de Martin Seligman. Je la trouve un peu difficile à mettre en œuvre, mais j’en retiens l’essentiel que je te partage. D’abord les notions bases à comprendre :

L’adversité :

Ce sont les situations difficiles que tu rencontres (une facture inattendue, le mauvais temps, une ampoule qui ne marche plus, une grève des transports, etc.)

Ex pour toi : tu es fatiguée, tu rentres du travail et tu retrouves la maison en désordre. Les devoirs ne sont pas faits, les enfants non douchés, le dîner non préparé et toute ta famille est légumée devant la télé.

Ex pour ton enfant : je n’ai pas su faire mes tables de multiplication à l’école et la maitresse m’a grondé. Les autres se sont moqués de moi.

L’interprétation :

Ce sont tes propres interprétations de l’adversité (sans parler de sentiments).

Ex pour toi : ma famille ne sait pas s’organiser. Elle n’est pas capable de réaliser ce qui est convenu : devoirs, douche et préparation du diner. Je vais encore passer pour la méchante sorcière rabat joie

Ex pour ton enfant : La maîtresse ne m’aime pas et les autres pensent vraiment que je suis nul.

Les conséquences :

Ce sont les sentiments et les actions liées à la situation difficile

Ex pour toi : j’étais vraiment excédée et en colère et j’ai directement éteint la télé

Ex pour ton enfant : il a été vraiment triste et voulait juste disparaitre de la classe.

* Apprendre la technique de la REFUTATION

La réfutation c’est la quatrième étape après avoir intégré les conséquences de la situation. On a compris que les sentiments et les actions ne découlent pas de la situation difficile en tant que telle (adversité) mais plutôt de l’interprétation que nous en faisons. C’est un point très important à intégrer.

Reprenons l’exemple où tu rentres fatiguée du travail.

L’idée est de prendre du recul face à la situation et de trouver des faits qui contestent l’interprétation : « ma famille ne sait pas s’organiser » et « je suis une méchante sorcière rabat-joie ».

-Ma famille sait-elle s’organiser sans moi ?

-Est-ce que c’est une situation grave ?

-Quand je rentre du travail, est-ce que je retrouve toujours ce même scénario ?

-Suis-je vraiment cette « méchante sorcière » ?

-Est-ce que je suis particulièrement irritable ce jour ?

Donc la réfutation consiste à se dire :

Que la famille soit scotchée devant la télé ce soir sans avoir avancé sur ce qu’il y a à faire, ne veut pas dire qu’elle ne sait pas s’organiser. C’est un moment où ils ont préféré se détendre ensemble. Ce n’est pas si grave. Les autres jours de la semaine, ça s’est globalement bien déroulé. Je suis fatiguée et je dois accepter mon état. Je ne dois pas en faire pâtir la famille pour le reste de la soirée.

Bon après si finalement c’est comme ça tous les jours de la semaine, il y a d’autres vrais problèmes à régler : peut-être un manque d’organisation et d’anticipation ? Organises-tu les repas et les courses à l’avance ? Est-ce que les tâches domestiques sont bien réparties ? Est-ce que chacun est responsable et sait ce qu’il a à faire ? C’est tout un autre chapitre, qui sort du domaine de l’optimisme…le seul lien, c’est qu’il y a une solution à tout.

Si on reprend l’exemple de l’enfant qui a été grondé par la maitresse.

L’idée est de prendre du recul face à la situation et de trouver des faits qui contestent l’interprétation : « la maitresse ne m’aime pas » et « je suis nul ».

-Suis-je la seule à ne pas savoir mes tables de multiplications ?

-Est-ce que c’est la première fois que la maitresse gronde un élève ?

-La maitresse a-t-elle toujours démontré de la méchanceté à mon égard ?

-Est-ce que jamais je ne maitriserai mes tables de multiplications ?

-Suis-je nul dans vraiment toutes les matières ?

Il y a très peu de chance finalement à ce que la réponse à ces questions soient toutes positives.

Donc la réfutation consiste à se dire :

Que la maitresse me gronde ne veut pas finalement dire qu’elle ne m’aime pas. Elle gronde tous ceux qui ne maitrisent pas bien la leçon. Et ce n’est pas la première fois qu’elle gronde un élève. La maitresse est globalement gentille avec tout le monde, y compris moi.

On doit apprendre à nos enfants (et bien sûr à nous-mêmes) la remise en question de ces propres idées négatives. On doit aussi apprendre à relativiser. C’est une compétence que chacun peut acquérir. C’est une sorte de dialogue intérieur qui amène une gymnastique du cerveau. Plus on le pratique, plus c’est facile. C’est sûr, au début, c’est un peu déroutant.

* Apprendre la technique de la DYNAMISATION

La dynamisation c’est la suite logique de la réfutation.

Le dynamisme c’est ce qui est apporté par la remise en cause de nos idées négatives.

L’idée est de rebondir après avoir pris du recul.

Reprenons l’exemple où tu rentres fatiguée du travail.

Dynamisation : « Après avoir éteint la télé, j’ai essayé de me calmer seule. Ensuite, j’ai demandé pardon pour la réaction excessive que j’ai eu. J’ai insisté sur le fait qu’il y avait école le lendemain et que la journée du lendemain devait bien se passer. J’ai demandé à tous de m’aider à faire à manger on n’a posé ensemble l’objectif d’être tous au lit à 21h au plus tard. »

Ci-dessous l’exemple de ton enfant qui se sent nul et qui voulait disparaitre de la classe.

Dynamisation : « Je me sens encore un peu triste, mais moins qu’au début. Je ne veux plus disparaitre de la classe. »

En résumé, selon Martin Seligman, il faut comprendre et intégrer la séquence adversité, interprétation, conséquences, réfutation et dynamisation pour les événements difficiles de la vie.

1/ Quelle est la situation qui a déclenché cette émotion négative?

2/ Comment j’interprète cette situation?

3/ Comment je me comporte dans cette situation? Quelles actions ai-je déclenchées?

4/ Quelle est la nouvelle croyance plus efficace que j’utilise pour remplacer ma première interprétation?

5/ Quels sont les nouveaux effets positifs de cette nouvelle croyance?

Parfois l’interprétation s’avère juste : il faut alors se mettre en mode recherche de solution. Parfois l’interprétation ne correspond pas à la réalité : il faut alors remettre en cause nos idées négatives.

4/ L’optimiste passe à l’action

Ce qui m’a sauté aux yeux en parcourant les différents ouvrages cités plus haut, c’est le point commun sur la nécessité d’agir.

Oui être optimiste c’est une certaine manière de réfléchir mais c’est surtout une manière d’agir.

C’est comme un certain art de vivre. Comment on gère nos relations aux autres, comment on interagit avec son environnement, comment on fait ses choix, etc.

Le pessimiste est souvent dans l’attentisme, il s’engage rarement.

L’optimiste agit. Contrairement à ce que beaucoup pensent : l’optimiste n’est pas juste un rêveur.

Pour Philippe Gabilliet : « Ce n’est pas uniquement sur nos paroles que nous sommes évalués comme une personne optimiste ou pessimiste, mais bien sur nos attitudes et nos actes visibles. »

Pour Catherine Testa : Passer à l’action c’est « bouger », « créer », « donner » pour donner corps à notre optimisme au quotidien.

Au fil de mes lectures, ce que je comprends et ce que je retiens c’est que si la pensée et l’action ne se soutiennent pas mutuellement, elles perdent toutes deux de leur puissance. C’est ce que je souhaite mettre dans notre propre méthode à Melyssa et à moi, pour apprendre l’optimisme.

Ce sera un pilier de notre méthode : l’ACTION.

5/ L’optimiste développe sa persévérance

L’une des caractéristiques des optimistes est la persévérance.

Pour Philippe Gabilliet : « Lorsque l’optimiste rencontre des obstacles et des revers, il recommence, il essaie une fois de plus, il tente à nouveau sa chance. »

C’est pour cela que les entreprises recherchent des optimistes, particulièrement dans les périodes d’incertitudes. Ces derniers sont plus persévérants, plus créatifs et plus ambitieux.

Pour Martin Seligman, c’est d’autant plus fragrant pour le domaine sportif. Il prend plusieurs exemples : le base-ball, le basket-ball et la natation.

« C’est l’individu au mode d’explication le plus optimiste qui gagne, et ce parce qu’il s’acharne généralement plus que les autres »

Ce sera donc un autre pilier de notre méthode : la PERSEVERANCE.

6/ L’optimisme est bienveillant

L’optimisme et la bienveillance sont indissociables.

Il y a un chapitre entier sur ce sujet dans l’ouvrage « Cultiver son optimisme ».

L’optimisme doit être bienveillant envers soi-même et envers les autres. Personnellement, c’est sur le premier point que je dois beaucoup progresser. S’aimer et s’accepter tel que l’on est : tout un programme !

L’une des clés pour Catherine Testa pour intégrer l’optimisme au quotidien c’est également « (s’)aimer » .

L’amour et la bienveillance envers soi-même et les autres sont des valeurs importantes que j’essaie de transmettre à ma fille au quotidien.

7/ Les freins à l’optimisme chez l’enfant

Pour Martin Seligman, il y a 3 sortes d’influence qui s’exercent sur la capacité d’un enfant à être optimiste :

  • La tonalité des interprétations qu’il entend régulièrement dans la bouche de ses parents, en particulier ceux venant de la mère
  • Les critiques des adultes en cas d’échec

Est-ce que lorsque nous formulons des reproches, nous faisons attention au contenu de nos propos et à la forme ? Est-ce que nous sommes constructifs et bienveillants ?

J’ai constaté à l’école, qu’il y avait une différence majeure de traitement entre les garçons et les filles. J’ai été déléguée de classe pendant plusieurs années et j’ai pu assister à plusieurs conseils de classe.

Quand on parlait des garçons les critiques c’était plutôt « il manque d’attention », « c’est un élément perturbateur », « il peut mieux faire », etc.

Quand on parlait des filles les critiques c’était plutôt « elle a des problèmes de compréhension », « elle est faible en calcul », « ses devoirs sont négligés », etc.

Pour les filles, les causes sont « permanentes » et pour les garçons c’est « temporaire ». Quelle injustice !

Et cela allait jusqu’à des décisions terribles :

Tel garçon pouvait passer à la classe supérieure malgré ses faibles résultats, car au fond, il s’en sortira avec quelques efforts. Tel fille devait redoubler, car ses capacités étaient limitées et elle était déjà à son maximum.

Et cet état d’esprit se poursuit jusqu’à l’âge adulte. Quand il y a un poste ambitieux à pourvoir et qu’il y a une compétence manquante chez les candidats, les hommes et les femmes réagissent différemment.

Les hommes : « Je postule et si je suis pris, j’apprendrai la compétence au fil du temps »

Les femmes : « Je ne suis pas à la hauteur car il me manque cette compétence, je ne sais pas si je vais postuler »

Notre discours à propos de l’échec est important dès le plus jeune âge, particulièrement chez les filles. Faisons attention à nos critiques, qui peuvent être assassines pour nos enfants. On doit encourager leurs efforts, leur persévérance. Dédramatiser leurs échecs. On doit accepter qu’ils se trompent et les accompagner pour apprendre à s’engager sur des risques calculés.

  • La réalité de ses premiers traumatismes

Les traumatismes peuvent être la perte d’un être cher, la maladie ou la pénurie financière par exemple. Les crises de l’enfance ont tendance à façonner les explications pour les situations difficiles.

Selon Martin Seligman, si les traumatismes « finissent par disparaitre, il en conclura que l’on peut vaincre l’adversité ; s’ils s’avèrent durables, les graines du désespoir sont plantées. »

Détecter les traumatismes chez son enfant et les désamorcer est donc une piste pour l’aider sur le chemin de l’optimisme.

Avec la lecture de ces différents ouvrages et après avoir parcouru d’autres études scientifiques, nous avons développé notre propre approche pour apprendre l’optimisme. Une approche ludique, facile à mettre en œuvre au quotidien, et toujours basée sur des faits scientifiques.

Découvre vite l’approche Api-rose!

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